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    L’Éthiopie mise sur le secteur minier pour soutenir la croissance

    La région de l'Afar, dans le nord-est de l'Éthiopie, est choisie par les entreprises du secteur pour son exploitation minière. Getty Images/Luca Mason / EyeEm

    Longtemps négligé, le secteur minier intéresse désormais les dirigeants éthiopiens, qui sont en train de lui concocter un plan de développement ambitieux.

    L’Éthiopie, dont l’économie dépend jusqu’ici de l’agriculture et des services, veut hisser la contribution du secteur minier à son produit intérieur brut de 3 % actuellement à 10 % en 2030. Et pour atteindre cet objectif, les dirigeants veulent faciliter les investissements dans les mines. Les premiers efforts de développement iront vers les gisements de potasse, nécessaire à la fabrication de certains engrais pour l’agriculture et vers les matériaux de construction, notamment le basalte, le calcaire et la pierre ponce. L'exploitation artisanale domine aujourd’hui l’activité minière ; l’Éthiopie cherche donc à attirer les compagnies minières étrangères. Des réformes incitatives sont en cours pour « éliminer les incertitudes qui ont freiné le développement de l’industrie minière », a ainsi déclaré en début de semaine (le 25 novembre 2019) Samuel Urkato, le ministre éthiopien des Mines.

    Les compagnies minières étrangères ne se bousculent pas en Éthiopie

    Le code minier du pays devrait être révisé l’année prochaine. Mais avant même cette réforme, l'Éthiopie a déjà abaissé le taux d'imposition des sociétés minières de 35 % à 25 % et le taux de redevance sur les métaux précieux a été ramené de 8 % à 7 %. Mais d’ores et déjà, certains analystes estiment que le gouvernement éthiopien aura du mal à atteindre son objectif, s’il compte uniquement sur les investisseurs étrangers pour développer le secteur minier ; les grandes multinationales ayant besoin de plusieurs années entre le lancement de grands projets et le début de la production et de la commercialisation.

    Peu de compagnies minières étrangères sont actuellement actives en Éthiopie. Les plus connues sont l’américaine Newmont Goldcorp et la norvégienne Yara International, spécialisée dans la fabrication d’engrais chimiques. Le groupe norvégien a commencé l'année dernière la construction d'une gigantesque usine d'exploitation de potasse dans la région de l'Afar dans le nord-est de l'Éthiopie. Elle devrait être livrée en 2022 pour une production, à terme, de 600 000 tonnes de potasse par an, soit 10 % de la production mondiale.


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