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    Tik Tok, le réseau chinois qui s’autocensure

    Le compte Tik Tok de Feroza Aziz (Photo d'illustration). (Capture d'écran)

    Le réseau social Tik Tok commence à se commercialiser auprès des annonceurs français. Un réseau qui a dû présenter ses excuses cette semaine pour avoir censuré une vidéo d’une jeune Américaine musulmane.

    La vidéo commence comme un tutoriel de beauté, sur la meilleure façon de rabattre ses cils. Et voilà qu’après quelques secondes, la jeune femme de 17 ans change de propos et réalise un document à charge contre le sort que réserve la Chine à sa minorité musulmane ouïghoure, dans le Xinjiang, où l’on compterait jusqu’à 1 million de musulmans en camps de rééducation. Pendant cinquante minutes, et parce que cette vidéo était de plus en plus partagée sur son réseau, Tik Tok a décidé de suspendre sa diffusion. Un acte qui confirmerait la censure qu’exercerait le réseau social chinois, alors que de nombreux socionautes se sont plaints de ne pouvoir partager des images de la répression des manifestations à Hong Kong.

    Tik Tok s’est vite rendu compte de son erreur sur le territoire américain où il a déjà été condamné à une amende pour collecte illégale de données personnelles sur mineurs, et où une enquête fédérale cherche à savoir s’il coopère avec les services de renseignement chinois. Le réseau aux 500 millions de membres a donc rétabli la vidéo et réautorisé son auteure, Feroza Aziz, à accéder à son compte. Tik Tok n’intervient pas, rappelle-t-il, sur les contenus, quand bien même il s’agit d’accusations graves contre le régime de Pékin.

    C’est toute l’histoire de Tik Tok qui est ainsi mise à mal. Pour pouvoir collecter l’argent des annonceurs grâce à ses fortes performances sur la cible des adolescents, la maison mère du réseau, Bytedanse, a toujours pu arguer qu’elle avait deux applications : l’une soumise au marché intérieur, et donc à la censure chinoise, Douyin, et l’autre pour l’international, Tik Tok. Aujourd’hui, Bytedanse, créée par l’ingénieur programmeur Zhang Yiming, est valorisée 75 milliards de dollars. Tik Tok est précieux à toutes les marques qui convoitent la cible des filles ados ou pré-ados, lesquelles raffolent d’un réseau créé il y a deux ans où elles peuvent diffuser des vidéos courtes de 15 secondes. Avec ses filtres et ses effets spéciaux, il leur permet notamment de réinterpréter en playback leurs chansons préférées.

    D’ailleurs, contrairement à Facebook qui montre quelques signes de faiblesse sur les jeunes, Tik Tok comme Snapchat n’a pas l’inconvénient pour les ados de « grouiller de parents ». Le paradoxe, c’est que la censure y est à la fois impossible si le réseau veut rester dans le cœur des adolescents du monde entier, et indispensable, au moins pour sa version chinoise qui a dû se doter de 10 000 censeurs pour éviter les images subversives ou pornographiques.


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