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    À la Une: les retraites, la réforme qui divise les Français

    Emmanuel Macron à Rodez pour un débat sur la réforme des retraites, le 3 octobre 2019. © Eric Cabanis/Pool via REUTERS

    Le compte à rebours est enclenché en France avant la grève du 5 décembre. C’est au grand complet que, de 16 heures à 22 heures ce dimanche, le gouvernement va se retrouver à l’hôtel Matignon, siège de la Primature à Paris, pour un nouveau séminaire dédié à sa réforme des retraites qui menace de paralyser la France à partir de jeudi.

    Si le pouvoir exécutif français « surjoue » ainsi la « mobilisation », c’est pour « afficher un pack gouvernemental sur le pont », explique Le Parisien Dimanche. Et ce matin, le ministre de l’Action et des comptes publics donne le ton. Dans Le Journal du dimanche, Gérald Darmanin déclare que le gouvernement est en train de « sauver nos retraites et celles de nos enfants ».

    Le ministre ne voudrait pas d’une « prise en otage des usagers ». Sauf que, cette grève, les Français, globalement la soutiennent. Selon un sondage Ifop pour Le JDD, elle a la sympathie d'une majorité de 46% des sondés, 33% y étant opposés ou hostiles et 21% indifférents.

    À grands traits, selon cette enquête, trois sondés sur quatre se disent en revanche « favorables » à une réforme du système de retraites, contre un sur quatre qui y est défavorable, et quatre sur dix se disent favorables au maintien des régimes spéciaux de retraite. Toutefois, deux sondés sur trois « ne font pas confiance » à Emmanuel Macron comme au gouvernement d'Édouard Philippe pour la mener.

    Fractures françaises

    À partir de jeudi, donc, ce sera la grève tant redoutée. Laquelle, au-delà de la seule question des retraites, témoigne aussi des fractures françaises. C’est ce que souligne magistralement l’hebdomadaire L’Express avec « l’entretien que vous devez lire », lance en Une ce magazine.

    Cet entretien de haute tenue, c’est un face-à-face entre le politologue Jérôme Fourquet, auteur de L’Archipel français (Seuil) et l’écrivain Nicolas Mathieu, Prix Goncourt 2018 avec son roman Leurs enfants après eux (Actes Sud), livre dans lequel de nombreux lecteurs ont discerné les prémices du mouvement des « gilets jaunes ».

    Visionnaire, Nicolas Mathieu ? Ce roman, déjà, en avait convaincu plus d’un à ce sujet. En lisant ce qui suit durant cet entretien publié par L’Express, les derniers doutes sont levés. Ainsi, évoquant les gens qui sont en bas de l’échelle sociale, cet écrivain explique qu’ils ont le sentiment « que leur monde se rétrécit, que les possibles se restreignent. Et puis que pour leurs enfants, ce ne sera pas forcément mieux, quoi qu’ils fassent. Alors ça c’est de la dynamite, politiquement », prévient le prix Goncourt de l’an dernier.

    Dit comme ça, cela vous paraîtra peut-être évident, mais, pointe encore Nicolas Mathieu, cela, les « 30 % de Français bien dans le monde tel qu’il est »ne le comprennent pas. Dans leur monde,« prétendument éclairé, martèle-t-il, un mot revient sans cesse : "pédagogie". "Il faut faire de la pédagogie". Car si les 70 % restants insistent pour défendre leurs intérêts malgré tout, c’est uniquement parce qu’ils n’ont pas compris ! », remarque Nicolas Mathieu dans L’Express.

    Macron rallume la lutte des classes

    Même constat de Jérôme Fourquet. Le sociologue ne dit pas autre chose, qui trouve dans cette incompréhension une accentuation de ce qu’il appelle la « fracture monstrueuse » de la population en France. Pour Jérôme Fourquet, Macron a, en quelque sorte, « réactivé le clivage de classes, même involontairement ».

    Bayrou rattrapé par les arrière-cuisines du MoDem

    Jeudi, donc, ce sera le début de la grève en France. Et le lendemain, ce sera la mise en examen de François Bayrou. Selon Le Journal du Dimanche, son sort « paraît scellé ». Cet hebdomadaire annonce que François Bayrou, président du parti centriste MoDem « devrait être mis en examen vendredi » dans l’enquête sur des soupçons de détournement de fonds publics de son parti au détriment du Parlement européen.

    La France solitaire au Sahel

    C’est demain, aux Invalides à Paris, que sera rendu l’hommage national aux treize soldats français morts lundi dernier au Mali. « Ils ont fait le sacrifice ultime », lance Paris-Match. Cet hebdomadaire, qui publie les photos des 13 militaires tués dans la collision des deux hélicoptères au Mali.

    « Bien sûr, c’est la France qui est en guerre contre le terrorisme et l’obscurantisme menaçant sans cesse, énonce Le Parisienweek-end. C’est l’armée française qui est déployée au Mali, au Burkina Faso et au Niger sous le pavillon de l’opération Barkhane. Mais, derrière le drapeau tricolore qui flotte sur les blindés dans le désert, il y a d’abord des hommes, et ce sont eux qu’il nous faut saluer. Et remercier sans cesse pour leur courage, souligne ce magazine. Ce sont eux qui se battent et combattent jusqu’à y laisser la vie (…) des soldats morts pour la France, mais aussi pour nos valeurs démocratiques, insiste cette hebdomadaire. Car il s’agit bien de cela, faire la guerre à ceux qui entendent imposer l’obscurantisme ».

    Reste que, dans ce combat, la France est bien seule. Dans Le JDD, la ministre des Armées Florence Parly, ce matin, souhaite la présence au Sahel de « plus d’Européens ». Mais Le Figaro Magazine, au sujet des Allemands, à son explication : « l’Allemagne ne financera pas les expéditions militaires françaises qu’elle juge coloniales », bucheronne Le Fig Mag.

    Guy Savoy, le grand chef

    L’hebdomadaire Les Echos week-end révèle la liste des 1 000 meilleures tables du monde. Et c’est un restaurant français qui, pour la quatrième année consécutive, est champion du monde : Guy Savoy Monnaie de Paris, devant Le Bernardin à New York. En troisième et quatrième position, deux restaurants à Tokyo, le Nihonryori Ryugin et le Sugalabo.

    Selon ce classement, il est vrai, 120 et 1 000 meilleurs restaurants du monde sont français et 148 sont japonais. Est dans ce hit-parade de la grande cuisine, l’on trouve aussi un restaurant africain, Le Mosaic, à Pretoria, en Afrique du Sud. Gare à la gourmandise !

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