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    L'Inde, une plaque tournante de l'or de contrebande

    Un bijoutier indien (image d'illustration). Diptendu Dutta / AFP

    L'Inde est devenue depuis quelques années l'une des principales plaques tournantes de la contrebande d'or dans le monde. Un commerce gigantesque qui se joue sur tous les continents, et en particulier l'Afrique.

    Les Indiens ont une passion pour l’or. Une passion qui remonte à la nuit des temps, et commence bien souvent à la porte des temples richement décorés. Pour les foyers indiens, l’or et les bijoux en métal précieux constituent aussi la base de l’héritage, transmis de génération en génération. On estime ainsi à 20 000 tonnes le poids de l’or dans les poches indiennes...

    Un tiers du commerce mondial de l’or transite par l’Inde et notamment par Bombay capitale incontestée de l’orfèvrerie. Seulement, tout n’est pas rose au pays du métal jaune. L’ONG canadienne Impact s’est penchée avec une minutie d’orfèvre sur les mécanismes d’importation et d’exportation de l’or en Inde. Et le constat est plutôt brutal. L’Inde est au cœur d’une toile de commerce illicite de l’or dont les fils sont tissés sur toute l’étendue du globe, affirme Impact.

    200 tonnes d’or de contrebande

    Tout d’abord, si l’Inde importe officiellement chaque année 800 tonnes d’or, elle importe aussi environ 200 tonnes supplémentaires provenant de contrebande. Or une grande partie est issue d’exploitations artisanales en Amérique latine, et surtout en Afrique. L’Ouganda et les Émirats Arabes Unis servant de plaques tournantes. Le problème c’est que dans des pays comme la RDC, la production artisanale est souvent synonyme de travail forcé, de travail des enfants, de violences et d’atteintes aux droits de l’homme.

    Impact regrette que les négociants et les importateurs indiens ne se préoccupent guère de ces questions et fassent mine de croire des documents d’origine qui bien souvent sont falsifiés. L’administration indienne, elle aussi, néglige ces questions. Ainsi 40 % de l’or non raffiné, c’est-à-dire en gros entre 150 et 200 tonnes par an qui entrent en Inde, viennent de sources illégales.

    Au-delà de la chasse aux contrebandiers, L’ONG attend des autorités indiennes qu’elles mettent un terme à une hypocrisie qui profite à beaucoup et enrichit le pays. Appliquer les règles internationales en matière de vigilance est une condition première pour assainir le marché, estime Impact. Car contrairement à l’or, la réputation d’un pays n’est pas inoxydable.

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