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    Le Sahel est-il encore une région attractive pour les entreprises françaises?

    Le Premier ministre Édouard Philippe lors de la cérémonie d'ouverture de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) le 18 octobre 2019 à l'Ecole Militaire de Paris. AFP/Stéphane de Sakutin

    Les entreprises françaises peuvent-elles participer au développement de cette région frappée par le terrorisme ? Envisagent-elles de quitter cette zone ? Voilà quelques-unes des questions qui se posent au quotidien pour les petites et grandes entreprises toujours présentes dans la région.

    Aucune entreprise n'a, pour le moment, remis en cause son activité sur place. Rien à voir avec la crise ivoirienne de 2010. Les chefs d'entreprises invités au séminaire organisé, hier, lundi 2 décembre, par les conseillers du commerce extérieur français pour discuter de la situation dans les pays du G5 Sahel ne se posent même pas la question. Cette conférence préparée conjointement avec l’Institut des hautes études de la défense nationale s'est déroulée à l'École militaire. La proximité affichée avec les forces armées françaises s'explique surtout par le fait que ce sont bien souvent des retraités de l'armée qui assurent à titre privé la sécurité de ces entreprises.

    C'est à ce prix qu'un groupe comme Géocoton continue de travailler avec des millions de paysans dans la région, ou que le logisticien Bolloré sort bon an mal an la marchandise et livre les compagnies minières, ou qu'une entreprise intermédiaire du bâtiment continue à construire des ponts dans la zone, dans un environnement « dégagé », dit ce chef d'entreprise, car la concurrence se fait de plus en plus rare, au Sahel.

    Impossible toutefois de faire des généralités, la situation sécuritaire est certes compliquée au Mali ou au Burkina, mais elle est meilleure au Niger, et plutôt bonne en Mauritanie.

    Les entreprises sont-elles prêtes à investir davantage sur place ?

    « On reste, dit l'un d'eux, mais il ne faut pas rêver et imaginer que des investisseurs vont arriver dans le contexte actuel ». « Si vous n'y êtes pas encore, évitez », ajoute le haut dirigeant d'un groupe du CAC 40. Ce ne sont pas tellement les surcoûts liés à l'insécurité qui sont décourageants mais surtout les problèmes de gouvernance: les tracasseries douanières ou encore la pression fiscale. Étant donné la très faible capacité des États à faire rentrer l'impôt, les rares entreprises dûment enregistrées sont plus largement ponctionnées. Et puis beaucoup de ces chefs d'entreprise gardent en mémoire les déboires de l'ex société cotonnière Dagris en Afghanistan encore en guerre. Elle revient dans ce pays en 2004 alors que le président fraîchement élu ne contrôle qu'une partie du territoire. Quand elle est privatisée et cédée à Géocoton en 2008, les activités afghanes sont immédiatement liquidées.

    Quel rôle les entreprises françaises aspirent-elles jouer dans le développement de la région ?

    Certaines estiment que c'est leur devoir. À l'égard de leurs employés locaux. Et c'est aussi le voeu de la plupart. Parce qu'elles sont convaincues du potentiel de l'Afrique sahélienne. Elles souhaitent vivement être associées au plus près aux projets portés par l'alliance Sahel. Cette plate-forme de bailleurs dispose de ressources énormes. Mais encore peu employées. En raison de la lenteur des procédures légales, et aussi parce que l'Alliance préfère prendre son temps pour mettre en place des projets réellement efficaces. Son obsession : éviter les erreurs de l'Afghanistan où la centaine de millions de dollars déversée a enrichi des opportunistes, et peu profité à la population. Le défi au Sahel est donc de réaliser des projets de proximité, avec des bénéfices immédiats pour les habitants. L'agriculture en général, l'élevage en particulier, la richesse ancestrale de la zone sahélienne, fait partie des secteurs que l'Alliance cherche à valoriser, pourquoi pas avec le concours des entreprises privées.

    EN BREF

    L'info de la nuit: le champagne, le fromage ou les sacs à main fabriqués en France sont menacés de lourdes taxes aux États-Unis. C'est la mesure envisagée par le bureau du représentant américain au commerce en représailles à l'impôt sur les sociétés numériques appliqué par Bercy. Des surtaxes massues, elles pourraient aller jusqu'à 100%, soit doubler le prix de ces marchandises. On parle de 2,4 milliards de dollars de droits supplémentaires. L'administration américaine se donne jusqu'à la mi-janvier pour appliquer ou pas ces taxes punitives. Paris n'a pas l'intention de céder.

    En Italie deux grands quotidiens, la Stampa et la Repubblica dans l'escarcelle de la famille Agnelli. La dynastie propriétaire de Fiat Chrysler rachète 43% des parts du groupe Gedi détenant les deux journaux aux de Benedetti, une autre grande famille du capitalisme transalpin. Les Agnelli sont déjà propriétaires de l'hebdomadaire britannique The Economist.


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