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    À la Une: IBK à Paris sous le feu des critiques

    Le président malien Ibrahim Boubacar Keita salue son hommologue français Emmanuel Macron lors de la cérémonie d'hommage, le 2 décembre 2019 à Paris. REUTERS/Thibault Camus

    Hier lundi, la France a rendu un hommage national à ses treize militaires tués au Mali dont les corps ont été rapatriés dimanche dernier et exposés sur l’esplanade des Invalides. Le président français Emmanuel Macron et son homologue malien, Ibrahim Boubacar Keïta, IBK, ont assisté à la cérémonie.

    « La venue du président malien à cette cérémonie a engendré des critiques acerbes contre lui, note Le Point Afrique, pas seulement à cause des soupçons contre la France. Le reproche, indéniable, qui revient souvent, c’est la différence de traitement entre les défunts soldats maliens par rapport à leurs camarades français. À Paris, le gouvernement a donc réservé des obsèques nationales à ses soldats et, au Mali, rien. Le président Keïta est accusé de ne pas être venu à Gao aux funérailles de ses militaires tués. À Bamako, le risque est peut-être aussi que sa présence pourrait provoquer des troubles de la part des familles et de ses opposants au moment d’une cérémonie solennelle. »

    Le week-end dernier, relève encore Le Point Afrique, « pressentant une nouvelle polémique dans l'opinion malienne à propos de ce déplacement chez l’allié français, IBK avait pourtant essayé de désamorcer la crise en s’adressant pour la troisième fois en l’espace de six mois à la Nation dans un discours qui se voulait pédagogique et de rassemblement, rappelant en préambule que "le pays est en guerre". »

    Accusations

    En tout cas, estime pour sa part Le Pays à Ouagadougou, « pour IBK, participer à l’hommage à Paris relevait d’un devoir de gratitude vis-à-vis de la France. La France, qui, plus que tout autre puissance étrangère, est fortement impliquée dans la lutte contre le terrorisme au Sahel même si malheureusement, elle est, comme qui dirait, payée aujourd’hui en monnaie de singe. En témoigne la clameur qui monte contre la présence des troupes françaises dans la bande sahélo-saharienne où elles sont estimées à 4 500 hommes. En effet, précise le quotidien burkinabé, pendant que les uns accusent la France de chercher à faire main basse sur les ressources minières des pays frappés par le terrorisme, d’autres la soupçonnent d’être de mèche avec les groupes armés dont elle tenterait de protéger certains leaders. »

    Des clichés paranoïaques ?

    Non, s’exclame Jeune Afrique, « l’image est caricaturale. [...] Déconstruire ces clichés passablement paranoïaques est aisé, pointe l’hebdomadaire panafricain : si le pillage colonial suffisait à faire la fortune d’un État, le Portugal serait infiniment plus riche que l’Allemagne. » En fait, poursuit Jeune Afrique, « en Afrique comme ailleurs, la France défend ses intérêts sans états d’âme, à l’instar de tous les autres partenaires du continent, et voir sa main à l’œuvre derrière le moindre soubresaut de politique intérieure revient à lui prêter des pouvoirs qu’elle n’a pas (ou plus) – si ce n’est ceux que les dirigeants africains lui concèdent encore. Reste que toute caricature repose sur un fond de vérité, concède Jeune Afrique. Le rôle de la France dans la destruction de l’État libyen et les conséquences de cette dernière sur la transformation du Sahel en zone de guerre s’apparentent à une violation de domicile avec effraction, suivie d’une non-assistance à personnes en danger. Comment s’étonner dès lors, s’exclame l’hebdomadaire, si les chefs d’État de la région jugent dans le fond normal que l’armée française vienne réparer les pots cassés et s’agacent des critiques volontiers condescendantes formulées à leur encontre depuis Paris ? »

    Vers une fédération ?

    Enfin, à lire dans Le Monde Afrique cette tribune signée par 4 chercheurs, dont les anthropologues Gilles Holder et Boukary Sangaré. Pour eux, la France est impliquée « dans un Mali en état d’urgence, [...] un pays fracturé. » Et « entre deux projets de société impossibles à instaurer – statu quo autour de l’Etat-nation d’un côté, et République islamique signifiant la victoire idéologique des djihadistes de l’autre –, la troisième voie n’est pas encore ouverte à ce jour, affirment les auteurs. Celle de la fédération du Mali. »

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