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    Hongrie: le pluralisme des médias en danger

    Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, face à la presse à Budapest, le 26 mai 2019. Reuters

    Une mission internationale s’est rendue récemment à Budapest pour dresser un bilan de la liberté de la presse dans le pays. Ce n’est pas la première fois que des experts pointent les atteintes portées à la liberté de la presse en Hongrie, depuis le retour au pouvoir en 2010 du Premier ministre nationaliste Viktor Orban. Mais la mission internationale note que la situation s’est nettement dégradée.

    De grandes organisations de défense de la liberté de la presse ont participé à cette mission : la Fédération européenne des journalistes, l’Institut international de la Presse, basé en Autriche ou Reporters sans frontières. Après avoir rencontré des journalistes, des associations et le porte-parole du gouvernement hongrois, la délégation dresse un bilan alarmant. Selon elle, la « mainmise du gouvernement hongrois sur les médias a atteint un niveau sans précédent dans l’Union européenne ». Et la mission appelle les autorités européennes à agir sans tarder.

    Comment se manifeste cette mainmise du gouvernement ? Tous les médias, publics et privés, sont concernés. D’une part, le gouvernement contrôle totalement le service public. Tous les jours, le ministère de la Communication donne des instructions sur les thèmes des reportages à tourner et les personnes à interviewer. La télévision publique diffuse aussi des reportages manipulés et de fausses nouvelles.

    Dans les médias privés, des oligarques proches de Viktor Orban ont racheté des télévisions et des journaux, ou ont fermé ceux qui leur ne plaisaient pas. Ils ont lancé de nouveaux journaux qui relayent la propagande gouvernementale. Résultat : aujourd’hui, le clan au pouvoir possède un empire de 500 médias privés qui vivent bien, car les entreprises d’État y achètent énormément d’espaces publicitaires.

    Le gouvernement a donc un quasi-monopole sur un marché complètement déséquilibré, selon la mission.

    Médias asphyxés, journalistes indépendants attaqués

    La délégation internationale a pu rencontré le porte-parole du gouvernement, Zoltan Kovacs. Selon lui, la presse en Hongrie est libre et l'exécutif n’intervient pas dans ce domaine. Le porte-parole n’a pas tort : il existe encore des portails d’information indépendants dans le paix. Ils font du journalisme d’investigation et sont libres de critiquer le gouvernement.

    Mais ces médias sont de plus en plus marginalisés et asphyxiés par le système. Les journalistes indépendants sont attaqués. Les délégués de la mission l’ont constaté sur place. Dans les rues de Budapest, ils ont vu des affiches avec des slogans antisémites contre deux journalistes indépendants. Ces derniers avaient osé critiquer l’inauguration d’un stade de football très coûteux par Viktor Orban. Ils ont été qualifiés de « traîtres » par les nombreux médias proches du pouvoir.

    La mission pointe du doigt l’inaction de l’Union européenne, incapable d’empêcher qu’un État membre bafoue la liberté des médias. Ce manque de réaction européenne a permis au gouvernement hongrois d’exporter son modèle « illibéral » à travers l’Europe centrale et orientale, ce qui met en danger la presse indépendante dans la région.

    La mission fait des recommandations à la Commission : par exemple, cette dernière pourrait sanctionner le gouvernement hongrois pour avoir créé une situation de monopole sur le marché médiatique.

    A lire, le rapport de la mission sur le site de l'International Press Institute (IPI)

     

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