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    Europe

    Le conservateur Christian Wulff candidat à la présidentielle allemande

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    Le camp conservateur en Allemagne a nommé le ministre président de la Basse-Saxe Christian Wulff comme candidat à la présidence de la République le 30 juin prochain pour succéder à Horst Köhler qui a démissionné lundi 31 mai 2010.

    Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

    « Gentil, pâlot, sans reflet » pour le journal de gauche Frankfurter Rundschau, « il n’a pas laissé de traces dans les grands débats des dernières années » pour le quotidien économique Handelsblatt et la conservatrice Die Welt plaide même en première page pour le challenger nominé par la gauche, l’ancien dissident est-allemand, le pasteur Joachim Gauck qui a dirigé après la chute du mur durant dix ans les archives de l’ancienne police secrète est-allemande, la Stasi.

    La presse n’avait pas apprécié le départ en fanfare de Horst Köhler. Elle n’a pas aimé beaucoup plus le choix de son probable successeur par les chrétiens-démocrates et les libéraux jeudi. Christian Wulff est un pur produit de la vie partisane allemande. A seize ans, il s’engage dans les jeunesses chrétiennes-démocrates avant de faire plus tard carrière dans sa région d’origine, la Basse-Saxe dans le Nord de l’Allemagne.
    L’image du « loser sympathique mais sans grande chance politique » lui colle à la peau dans les années 90. Un certain Gerhard Schröder a arraché la région aux chrétiens-démocrates. Le très pâlichon Christian Wulff n’a que peu de chances face au charismatique et très médiatique tenant du titre et perd deux fois les élections régionales.
    Le troisième essai sera le bon. En 2003, Gerhard Schröder est entre-temps depuis cinq ans chancelier. Sa popularité décline et les sociaux-démocrates perdent élection sur élection. Christian Wulff devient ministre-président de la Basse-Saxe avant d’être confirmé en 2008.

    Connu pour son style consensuel, il a le profil du gendre idéal, ne fait pas de vague et opte pour un style plutôt présidentiel au-dessus de la mêlée. Cela plaît aux électeurs et rappelle quelque peu la méthode Merkel. Dans son parti, certains critiquent une gestion un peu trop lisse et manquant d’aspérité. Christian Wulff devenu vice-président de la CDU dirigée par la chancelière, critique parfois sa patronne. Il fait figure pendant un temps de rival potentiel. Une interview en 2008 confirme son image de « softie ». Il déclare alors à l’hebdomadaire Stern qu’il n’est pas une bête politique et n’a pas l’ambition de devenir chancelier.

    Mais ces déclarations n’empêchent pas Christian Wulff de réfléchir à son avenir et de montrer le cas échéant qu’il est capable de se profiler. Après la démission surprise de Horst Köhler lundi dernier, la très populaire ministre du Travail -dont la carrière commença d’ailleurs en Basse-Saxe grâce à Wulff- est d’abord favorite. Mais son ancien mentor en politique s’intéresse à la présidence de la République, le fait savoir et organise ses soutiens parmi ses homologues dans les régions. Ursula von der Leyen dont la politique familiale de 2005 à 2009 a contribué à moderniser l’image de la CDU suscite des réserves dans les milieux conservateurs.

    Et puis deux femmes, a fortiori protestantes, pour diriger l’Allemagne, c’est un peu beaucoup pour ces milieux qui critiquent la politique d’Angela Merkel sur les questions de société ou en matière économique. La chancelière doit s’incliner. La voie est libre pour Christian Wulff. Angela Merkel évoque après sa nomination « un président formidable ».
    Le quotidien économique Financial Times Deutschland, lui, voit dans ce choix « le témoignage peu flatteur du manque de marge de manœuvre de la chancelière ». Le journal de centre-gauche Berliner Zeitung titre sur un « complot de la province » et ironise sur le fait que la qualification des impétrants soit un critère de moins en moins essentiel.

    L’élection aura lieu le 30 juin 2010. Les chrétiens-démocrates et les libéraux ont une majorité plus confortable qu’il y a un an lors de la réélection de Horst Köhler. L’affaire paraît donc entendue. Certes Angela Merkel n’a pu imposer Ursula von der Leyen. Mais le choix de Christian Wulff a aussi des avantages. La chancelière conserve dans son gouvernement une ministre très populaire qui pourrait lui succéder un jour. Christian Wulff accédant à la présidence de la République, cela signifie par ailleurs qu’un concurrent potentiel est éliminé. La « mangeuse d’hommes » Angela Merkel a encore frappé : il y a quelques jours, le porte-drapeau des conservateurs au sein de la CDU, le ministre-président de la Hesse, Roland Koch annonçait son retrait de la vie politique. Et Günther Oettinger, un autre baron régional, est devenu commissaire européen.

    Le choix rapide de Christian Wulff s’explique aussi pour des raisons de politique intérieure. Le gouvernement allemand en chute libre dans les sondages et face à des défis budgétaires et financiers délicats, voulait montrer qu’il était capable d’agir vite sans trop de cacophonie, ou presque. Et après Horst Köhler le technocrate ancien président du Fonds monétaire international, le camp conservateur voulait un nouveau président issu de la vie politique active qui connaisse ses homologues et dispose de réseaux. Le « gendre idéal » Christian Wulff n’est a priori pas un futur président dérangeant pour Angela Merkel.

    L’opposition a critiqué cette solution. Elle aurait préféré qu’une personnalité au-dessus de la mêlée soit choisie. Mais la gauche n’a pas été consultée. Lorsque le patron des sociaux-démocrates Sigmar Gabriel a proposé à Angela Merkel de s’entendre ensemble autour de la candidature du très respecté Joachim Gauck, la chancelière s’est contentée d’un texto sibyllin : « Merci pour l’information. AM ».

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