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La Belgique à la recherche d'une coalition gouvernementale
La Belgique est-elle morte dimanche 13 juin 2010 ? Une question - certes provocatrice - qui se pose ce lundi 14 juin 2010, après la nette victoire en Flandre de la N-VA, parti séparatiste lors des élections législatives du 13 juin. Il recueille 28% des voix selon des résultats quasi-définitifs. Il devance largement les chrétiens-démocrates d'Yves Leterme, arrivés en seconde position avec seulement 17,5% des suffrages. Le Vlaams Belang, parti d'extrême droite, très virulent, recueille moins de 13% des voix. Le patron de la N-VA Bart de Wever, se dit prêt à gouverner avec les socialistes vainqueurs des élections en Wallonie, la partie francophone du royaume. Des négociations délicates vont donc commencer ce lundi,qui pourraient porter au pouvoir un francophone, Bart De Wever ayant refusé de se porter candidat à ce poste.
Avec notre bureau de Bruxelles
Deux négociations parallèles et profondément imbriquées s’ouvrent aujourd’hui pour les politiciens belges. Il y a d’une part l’avenir de la relation institutionnelle entre Flamands et Francophones, ce qu’on appelle ici la réforme de l’Etat. La victoire de la N-VA premier parti de Flandre désormais, rend indispensable le retour à la table des négociations et son chef de file, Bart de Wever a rappelé le 13 juin que c’était sa priorité.
Son appel en ce sens a été entendu par le Parti socialiste vainqueur du scrutin côté francophone dont le président, Elio di Rupo, a reconnu la nécessité d’ouvrir de nouvelles discussions avec les Partis flamands.
C’est d’ailleurs le lien avec la deuxième négociation qui s’ouvre ce lundi 14 juin, plus pressante celle-là : la recherche d’une coalition gouvernementale dont ce même Elio di Rupo pourrait prendre la tête, devenant ainsi le premier francophone Premier ministre depuis 1974.
Bart de Wever a d’emblée refusé d’être lui-même candidat à ce poste, estimant que tous les Premiers ministres flamands ont été obligés de négliger les intérêts de la Flandre.

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