| Dernières infos |
Syrie: le Japon ordonne à l'ambassadeur syrien de quitter le pays (officiel)France / Chômage: «Il m'étonnerait que l'évolution soit bonne» a déclaré Michel Sapin sur RTL, ce mercredi 30 mai Etats-Unis : Mitt Romney décroche l'investiture comme candidat du parti républicain à l'élection présidentielle avec sa victoire au Texas A Bangkok, en Thaïlande, Aung San Suu Kyi s'adresse à ses compatriotes birmans : «Je ferai de mon mieux pour vous»Les troupes soudanaises se sont retirées de la région disputée d'Abyei (ONU) |
|
La Bosnie commémore le 15e anniversaire du massacre de Srebrenica

Le 11 juillet 1995, plus de 8 000 musulmans bosniaques réfugiés dans l'enclave de Srebrenica, décrétée « zone de sécurité » par les Nations unies, ont été tués par les forces serbes bosniaques. La plupart des responsables de ce génocide n'ont pas encore été jugés. Des dizaines de milliers de personnes ont célébré ce dimanche à Srebrenica le quinzième anniversaire du massacre, une journée marquée par l'inhumation de près de 800 victimes.
Radovan Karadzic qui était président de la République serbe a été arrêté en 2008. Son procès est en cours et il attend d'être jugé devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) à la Haye.
Deux généraux de l'armée serbe bosniaque ont été condamnés pour complicité de génocide mais le principal responsable du génocide leur chef Ratko Mladic, qui dirigeait les troupes à Srebrenica, est en toujours en fuite. Il bénéficierait de complicité dans la région.
Le procureur du Tribunal pénal international, Serge Brammertz, trouve « préoccupant » qu'en Serbie 65% de la population soit opposée à l'arrestation de l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie. Car il n'est pas normal que les responsables des crimes les plus graves commis sur le sol européen depuis la Seconde Guerre mondiale soient toujours perçus comme des héros en ex-Yougoslavie.
Les survivants et parents des victimes de Srebrenica espèrent encore que les Pays-Bas et les Nations unies expliqueront un jour devant un tribunal pourquoi les 400 casques bleus néerlandais présents à Srebrenica n'ont pas réussi à protéger leurs proches livrés aux tueurs de Ratko Mladic.
Les musulmans de Bosnie ont été emmenés pour être exécutés |
Au printemps 1992, fuyant l'avancée des forces serbes, des milliers de Bosniaques, pour la plupart musulmans, se réfugient dans la petite ville de Srebrenica, une enclave qui sera comme Sarajevo proclamée « zone de sécurité » par les Nations unies. Mais les hivers passent et la situation est de plus en plus intenable. Les bombardements et les tirs des snipers serbes rendent la mission de protection des soldats des Nations unies impossible. Le 11 juillet 1995, les soldats de l'ONU ne feront rien pour empêcher les forces serbes de pénétrer dans l'enclave. Les Serbes bosniaques vont faire un tri entre les femmes et les enfants qui seront épargnés et les hommes entre 16 à 60 ans qui seront massacrés. Les soldats tirent à la roquette sur ceux qui tentent de s'enfuir dans les montagnes. Les Serbes vont tenter de dissimuler les massacres en enterrant les corps avec des bulldozers. Sur 8 000 victimes, seules 6 500 ont pu être identifiées grâce à leur ADN. Il faudra attendre le 6 février 2007 pour que le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie qualifie le massacre « d’actes de génocide ». Un génocide attribué aux Serbes de Bosnie. |

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati















Commentaires
Réagissez à cet article