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    Europe

    Union européenne: les Islandais n’adhèrent pas à l’adhésion

    media Le ministre islandais des Affaires étrangères Össur Skarphedinsson et son homologue belge, Steven Vanackere lors d'une réunion à Bruxelles le 27 juillet 2010.

    Les négociations pour l’entrée de l’Islande au sein de l’Union européenne ont officiellement débuté ce mardi 27 juillet 2010. L’île avait déposé sa demande de candidature il y a un an. Problème, une majorité de la population semble désormais rejeter l’idée d’adhérer à l’Union, alors qu’elle y était encore favorable jusqu’à peu. Reykjavik table sur une adhésion à l’horizon 2012.

    Bruxelles s’inquiète. Et ce n’est pas le dernier sondage effectué en juin dernier en Islande qui va la rassurer. Si un référendum sur l’adhésion avait lieu aujourd’hui, trois islandais sur cinq, soit 60% de la population, voteraient « non ».
    Comment expliquer une telle versatilité, alors même que la population était plutôt enthousiaste en juillet 2009 ?

    De l’euro-bouée au naufrage Icesave

    Il y a un an, pris dans la tempête de la crise financière, les Islandais se tournent alors vers l’Europe : « La couronne venait de s’effondrer (…), les gens s’étaient rendu compte que gérer une monnaie pour une population de 300 000 habitants dans un monde globalisé, mondialisé, était impossible. Donc la possibilité de rejoindre l’union européenne et à terme la zone euro semblait la seule solution », explique au micro de RFI Torve Tulinius, professeur à l’université d’Islande et militant du parti social-démocrate, seule formation ouvertement favorable à l’adhésion.

    Mais la crise grecque vient très rapidement faire douter les Islandais de leur foi en l’euro. Une foi définitivement perdue lorsque la Grande-Bretagne et les Pays-Bas somment les contribuables islandais d’indemniser les particuliers britanniques et hollandais touchés par le naufrage de la banque islandaise Icesave. La réponse de la population est cinglante : en mars dernier, elle refuse à 93,3% par référendum. Des négociations sont toujours en cours entre les trois gouvernements concernés, mais l’épisode a consacré le désamour entre l’Islande et l’Union Européenne.

    Doute économique, doute politique

    Autre écueil à surmonter, celui des zones de pêche à la morue. Dans un pays où la pêche, activité traditionnelle, est un des secteurs qui génère le plus d’exportations, le sujet est sensible. L’Islande possède « une surface totale de 750 km2 d’océan dont les Islandais ont la jouissance exclusive ou quasiment exclusive en ce qui concerne la pêche. (…) Tant que nous ne saurons pas quelles conditions seront faites aux Islandais, dans les accords avec l’UE, pour l’exploitation de cette ressource halieutique, les gens ne se prononceront pas », commente Torve Tulinius.

    D’autre part, le débat politique sur l’adhésion en tant que telle n’a pas vraiment lieu sur l’île. Même la coalition gouvernementale au pouvoir est divisée sur la question européenne. Elle a certes la majorité au Parlement sur la tenue de négociations, mais pas sur l’adhésion. Car si les sociaux-démocrates du Premier ministre Johanna Sigurdardottir y sont favorables, ce n’est pas le cas pour leurs alliés Gauche-Verts. La position du Premier ministre et de son gouvernement est donc très délicate.

    Le précédent norvégien

    Au sein de l’UE, on cherche à rassurer. Après tout, l’Islande est déjà très proche de l’Union. Elle participe au marché commun depuis plus de quinze ans, elle fait partie intégrante de l’espace Shengen de libre circulation des personnes, elle applique presque les trois quarts des lois que Bruxelles juge nécessaires à une adhésion… Elle n’a donc plus qu’un pas à faire pour rejoindre entièrement ses partenaires européens.
    Oui, mais voilà, l’Union ne peut pas non plus se voiler la face. « Il faut bien sûr tenir à l’œil l’opinion du public », a d’ailleurs indiqué le chef de la diplomatie belge Steven Vanackere.
    En 1972 et 1994, l’opinion du public norvégien avait été très claire. « Non », avait-il répondu par référendum, à 53,5 puis à 52,4 % des suffrages.
     

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