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    Europe

    En Europe, les expulsions de Roms sont monnaie courante

    media Recensement de Roms par un employé de la Croix-Rouge, dans un camp illégal, installé dans la périphérie de Rome, en Italie. AFP/Tiziana Fabi

    La vie des Roms n’est facile nulle part en Europe. Installés depuis des décennies voire des siècles en Roumanie, en Bulgarie, en République Tchèque ou encore en Slovaquie, ils sont victimes de discriminations, de conditions de vie misérables et d’attaques racistes. Si des milliers de Roms quittent ces pays de l’est de l’Europe pour s’installer à l’Ouest – c’est notamment pour fuir la misère et les problèmes d’intégration. Boucs émissaires dans leurs pays d’origine, ils le restent le plus souvent dans leurs pays d’accueil.

    En Europe il n’y a pas que la France qui applique une politique très restrictive à l’égard des Roms avec le démantèlement des camps illégaux et des rapatriements systématiques.
    En Italie l’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International dénonce « une politique sécuritaire hostile sur fond de xénophobie galopante ». Déjà en 2008, les autorités avaient évacué des camps de Roms à Milan et à Rome – et des centaines de personnes s’étaient retrouvées sans abris.
    Par la suite le gouvernement Berlusconi avait commencé à prendre les empreintes digitales des mineurs Roms – ce qui avait entraîné une vague de violences. Plusieurs camps avaient été incendiés. Un raid anti-Roms avait fait quatre blessés.

    L’Italie veut aller plus loin que la France

    Aujourd’hui, l’Italie applaudit la France pour le démantèlement des camps de Roms. Le gouvernement italien veut même aller plus loin : au lieu des retours dits volontaires et financièrement assistés, le ministre de l’Intérieur Roberto Maroni, l’une des figures du parti anti-immigrés la Ligue du Nord, se prononce pour des expulsions pures et simples dès que les Roms ne pourront attester d’un revenu minimum.

    La Grèce n’est pas en reste : les Roms y sont souvent victimes d’expulsions arbitraires et de violences policières. Il y a deux ans, la rapporteuse de l’ONU pour les droits des minorités avaient parlé d’une « situation désespérée ».

    « Le droit à la nationalité est un droit de l’homme fondamental »

    L’Allemagne a aussi fait parler d’elle récemment. Environ 10 000 Roms, qui avaient fui la guerre au Kosovo, craignent leur rapatriement. L’objectif de Berlin est d’expulser 2500 Roms du Kosovo par an.
    Le Conseil de l’Europe a dénoncé cette pratique et surtout le fait que la moitié des rapatriés sont des enfants qui ont grandi en Allemagne. Selon un rapport de l’Unicef, 38% des Roms renvoyés de force d’Allemagne sont apatrides. Pourtant, « le droit à la nationalité est un droit de l’homme fondamental », comme le souligne le Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, Thomas Hammarberg.

    Des gestes positifs

    La Suède a créé une délégation gouvernementale pour améliorer les conditions de vie des Roms – mais rien n’y fait.
    Aujourd’hui, 80% sont sans emploi et la majorité des enfants ne termine pas l’école primaire. Ceux qui se livrent à la mendicité, risquent d’être expulsés. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à une cinquantaine de Roms cette année.

    Il y a peu de pays dans l’Union européenne qui se font remarquer par leur volonté d’intégrer la minorité Rom.
    C’est pourtant le cas de l’Espagne. La péninsule accueille la plus grande communauté gitane avec 700 000 personnes. En avril, le gouvernement Zapatero a adopté ce qu’il appelle un « plan d’action pour le développement de la population gitane ». Ce plan est doté d’un budget de 107 millions d’euros sur trois ans. Cet argent est destiné à l’éducation, à la santé, au logement et à des programmes pour les femmes.

    Les aides financières n’arrangent pas tout

    Mais la question des Roms est loin de se résumer à une question financière. Souvent, les fonds sont disponibles. Le problème est qu’ils n’arrivent pas toujours là où il y a des besoins. Gaspillage, lenteur ou absence de distribution : la Roumanie par exemple peine à dépenser les quelque neuf millions d’euros d’aides européennes destinés aux Roms.

    Pour l’ensemble de l’Union européenne, le Fonds social européen prévoit quelque 13 milliards d’euros pour une meilleure intégration des Roms et d’autres groupes vulnérables entre 2007 et 2013. Mais là aussi, les doutes sur la bonne utilisation de ces sommes persistent. Les résultats en tout cas ne sont pas encore tangibles.

    Chronologie et chiffres clés
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