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    Europe

    Deux ministres français en Roumanie pour défendre la politique migratoire à l'égard des Roms

    media Un groupe de Roms, parmi les premiers à être expulsés de France, à l'aéroport Saint-Exupéry de Lyon, le 19 août 2010. AFP/Philippe Desmazes

    Eric Besson, ministre de l’Immigration et Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes sont attendus ce jeudi 9 septembre 2010 à Bucarest, pour tenter d’expliquer aux dirigeants roumains le durcissement des conditions d'accueil des Roms en France. Depuis quelques semaines, les autorités françaises ont procédé au démantèlement de dizaines de camps de Roms et moyennant finance, ont renvoyé leurs occupants en Roumanie. Une politique que conteste Bucarest.

    Avec notre correspondant à Bucarest, Luca Niculescu

    Le programme de la visite est riche. Les deux ministres français seront reçus par le Premier ministre Emil Boc, qui devrait leur présenter les lignes d’un plan pour l’intégration plus rapide des Roms rentrés de France, avec une aide appuyée des collectivités locales notamment pour trouver un travail et un logement.

    Ils se rendront également au ministère de l’Intérieur où ils parleront coopération policière. Paris voudrait que la Roumanie envoie davantage de policiers en France, afin de combattre les trafics auxquels se livrent les ressortissants roumains. Autres rendez-vous annoncés : un entretien avec le ministre du Travail et deux avec le le ministre des Affaires étrangères, Teodor Baconschi.

    La visite de ce jeudi 9 septembre commence dans une ambiance assez tendue. Du jamais vu entre ces pays, liés par une amitié traditionnelle. Les deux capitales n’ont pas le même avis sur le sort des Roms. Alors que Paris estime qu’il s’agit tout d’abord de citoyens roumains dont la Roumanie devrait s’occuper, Bucarest estime que le problème ne peut pas être réglé à l’échelle d’un seul pays, et qu’il faudrait une stratégie européenne sur cette question.

    S’ils viennent pour nous donner des leçons, cela ne résoudra rien. S’ils viennent pour trouver des solutions ensemble, nous trouverons des solutions, comme nous avons su les trouver dans la crise avec l’Italie il y a deux ans… Mais il faut que tout le monde sache que le problème des Roms nomades est un problème de l’Union européenne.

    Traian Basescu : « Le problème des Roms est européen »

    Président de la Roumanie

    09/09/2010 Écouter

    Bucarest entend aussi critiquer la légalité des expulsions. Dans la même interview télévisée le 8 septembre au soir, Trian Basescu, le président roumain, a contesté la menace sécuritaire invoquée par la France comme argument pour les expulsions : sur les 500 Roms rapatriés récemment, aucun n'avait commis d'infraction.

    Expulsion des Roms : affrontement de deux résolutions au Parlement européen

    Avec notre envoyé spécial à Strasbourg, François Cardonna

    D’un côté d’abord, une large coalition, comprenant quatre des principaux groupes du Parlement : les socialistes, les libéraux, les verts et les communistes, unis pour l’occasion. Leur résolution accable la politique française à l’égard des Roms. Elle somme la France « de suspendre immédiatement les expulsions de Roms », et elle estime que le projet de fichier Oscar, celui de ficher les empreintes digitales des personnes expulsées, est contraire à la charte des droits fondamentaux. Une résolution qui, évidemment, pourrait mettre l’Etat français dans l’embarras si elle était adoptée.

    Le Parti populaire européen (PPE), groupe de droite européen, a décidé de présenter son propre texte. Il s’est allié pour l’occasion aux eurosceptiques britanniques. Leur résolution est plus prudente, mesurée et surtout, le mot France n’y figure pas. Il faut dire que les députés européens de l’UMP sont membres du PPE, et qu’ils commençaient à se sentir plutôt mal à l’aise. Deux votes donc ce jeudi 9 septembre 2010 pour deux résolutions qui s’affrontent.

    L’issue du scrutin est incertaine cependant. Alors, les groupes politiques ont battu le rappel. Mais même si la France n’était pas condamnée, sa politique aura été largement montrée du doigt au Parlement européen. La coalition rassemblant le centre et la gauche considère donc que son objectif est déjà en partie atteint.

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