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    Europe

    La Serbie sous le choc de la violence des «hooligans»

    media Un supporter serbe assis sur une cloison de protection en verre lors du match de qualification à l'Euro-2012 entre la Serbie et l'Italie, à Gênes, le 12 octobre 2010. AFP/GIUSEPPE CACACE

    Ces derniers jours, des manifestations de violences urbaines mettant en cause des hooligans serbes ont rappelé l'existence de groupes radicaux aux nombreuses connexions dans les milieux du football, du crime organisé et de la politique. Un phénomène qui inquiète à l'heure où la Serbie frappe à la porte de l'Union européenne. Enquête.

    Dimanche 10 octobre, le centre de la capitale serbe avait été mis à sac par des militants radicaux d’extrême droite et des hooligans, qui ont pris prétexte de la Gay pride pour saccager la ville et s’attaquer à de nombreux bâtiments publics et aux sièges de plusieurs partis politiques.

    Mardi 13 octobre dans la soirée, ces violences se sont « déplacées » en Italie, où les hooligans serbes ont déclenché de véritables émeutes à Gênes, empêchant la tenue du match de qualification Italie-Serbie pour l'Euro 2012.

    En Serbie, la violence dans les stades de football a une longue histoire. Lors de l’éclatement de la Yougoslavie, au tournant des années 1990, de violents affrontements avaient opposé supporters serbes et croates. Par la suite, le régime de Milosevic a toujours réussi à contrôler les clubs de supporters, les utilisant comme « force de frappe » contre les manifestations de l’opposition démocratique.

    Aujourd’hui, les ultras des clubs belgradois du Partizan et de l’Etoile rouge sont très largement infiltrés par de petits groupes radicaux, comme Obraz ou le mouvement 1389. Le chef supposé des hooligans serbes, arrêté mardi soir à Gênes, Ivan Bogdanov arbore en tatouage le sigle du « Mouvement national 1389 » - cette date étant celle de la bataille de Kosovo, perdue par les armées serbes face aux envahisseurs ottomans.

    Ces groupes affichent un nationalisme intransigeant et sont liés à certains secteurs radicaux de l’Eglise orthodoxe. En 2008, on les a vus saccager les ambassades occidentales à Belgrade et s’en prendre aux journalistes lors de la proclamation d’indépendance du Kosovo ou lors de l’arrestation de Radovan Karadzic. La Gay pride prévue en septembre 2009 avait été annulée au dernier moment, à la suite de menaces formulées par cette mouvance. Selon tous les spécialistes, celle-ci ne regroupe que quelques centaines de militants véritablement politisés, mais ils sont capables de manipuler les réseaux beaucoup plus larges des supporters de football. L’interdiction des mouvements radicaux et des groupes de supporters les plus ultras est régulièrement envisagée, mais les autorités serbes semblent toujours incapables de prendre des mesures à la hauteur du fléau.

    À Gênes, la première cible de la violence a été le gardien de but de l’équipe nationale serbe, Vladimir Stojkovic, passé de l’Étoile rouge au Partizan, les deux grands clubs rivaux de la capitale serbe, et donc considéré comme un « traître » par les supporteurs de l’Etoile rouge. Cependant, il est impossible d’attribuer une origine uniquement sportive au déferlement de violence de ces derniers jours.

    Le gouvernement serbe a annoncé mercredi 15 octobre que des enquêtes allaient être ouvertes sur le financement des groupes radicaux, qui pourraient être liés à certains réseaux du crime organisé, dont les Européens exigent le démantèlement. En réalité, les liens étroits entre mouvance ultranationaliste, supporteurs de football et crime organisé, sont des héritages directs de l’époque Milosevic. Ce « milieu » aux contours indécis dispose toujours de relais au sein des forces de l’ordre et des services de renseignements.

    Alors que la Serbie pourrait enfin s’engager pour de bon dans la voie de l’intégration européenne, les violents événements des derniers jours s’expliquent sans doute par la volonté délibérée de cette mouvance d’engager une nouvelle épreuve de force directe avec l’État.

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