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    Une vague d’austérité s’abat sur la Grande-Bretagne

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    Le ministre britannique des Finances, George Osborne a défendu ce mercredi 20 octobre son plan d’austérité devant les députés de la Chambre des communes. Des mesures choc pour redresser une économie chancelante.

    Sur le banc des conservateurs, encadré par son Premier ministre David Cameron et son vice-Premier ministre le libéral démocrate Nick Clegg , le jeune ministre des Finances britanniques George Osborne s’est longuement expliqué à la Chambre des communes répondant aux questions des députés dans une ambiance souvent houleuse. Il a d’abord rappelé le contexte dans lequel ce plan d’austérité est mis en œuvre par le gouvernement de coalition : « Le précédent gouvernement avait hérité d'une situation en or et nous héritons de la pire situation économique qu'un gouvernement ait jamais connu et malheureusement nous devons faire avec. Nous travaillons, nos deux partis ensemble, pour sortir de ce marasme créé par d'autres et notre objectif, notre but ultime est une économie prospère et durable et des finances publiques assainies pour les Britanniques ».

    Le déficit de la Grande-Bretagne représente -11% du Produit intérieur brut (PIB), le plus élevé des pays du G7, et il continue à s’aggraver. Cela justifie ce plan d’austérité sans précédent pour le Premier ministre David Cameron qui affirme ne pas avoir d’autre choix pour sauver son pays de la faillite.

    Des arbitrages difficiles

    Le plan d’austérité était connu dans ces grandes lignes mais avant d’être présenté ce mercredi 20 octobre 2010 dans son intégralité il a fait l’objet d’âpres discussions. Chaque ministère tentant de sauver ses meubles. Il n’y aura plus de bonus pour les membres des cabinets ministériels, plus de limousine et de chauffeurs, des effectifs à la baisse et les budgets pour les campagnes publicitaires ou les services de communication sont tout simplement supprimés. Les musées, les bibliothèques les centres artistiques et même la BBC passent au régime sec. Le secteur de l'éducation n'est pas épargné, les écoles devraient s'en sortir mais pas les universités et toutes les activités parascolaires. Une compensation : à l'initiative des libéraux-démocrates 7 milliards sont investis sur quatre ans pour aider les élèves les plus pauvres du primaire à l'université.

    George Osborne reconnait que certaines décisions ont été très difficiles. Et tout d’abord la suppression de 490 000 emplois dans le secteur public en quatre ans. Cela représente 8% des effectifs. Les conservateurs espèrent que 2% d’emploi en plus dans le privé compenseront ces pertes mais plusieurs économistes estiment que ces départs entraineront des licenciements presque aussi nombreux dans le secteur privé. Le relèvement de l’âge légal du départ à la retraite de 65 à 66 ans d’ici dix ans pour les hommes comme pour les femmes alors que les femmes peuvent actuellement s’arrêter de travailler à 60 ans est également un durcissement de la politique lancée par le précédent gouvernement travailliste.

    Autre sacrifice le budget de la protection sociale


    Les coupes budgétaires les plus contestées sont celles qui concernent les dépenses sociales : aides au logement, allocations aux handicapés ou allocations vieillesse, seul le service de santé publique est épargné.

    Le choc risque d’être brutal pour l’économie britannique. Trop brutal pour l'opposition qui dénonce un pari dangereux car ce sacrifice ne suffira pas à venir à bout du déficit. Le ministre des Finances George Osborne espère que ces économies, combinées à des hausses d'impôts, qui devraient rapporter 35 milliards d'euros parviendront à faire tomber rapidement le déficit public sous la barre des 10%.

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