Mutinerie à la prison de Ford en Angleterre : le régime était trop libéral

Des renforts, des pompiers et des policiers pour venir à bout de la mutinerie déclanchée le soir du réveillon, dans une prison du sud de l'Angleterre. Bilan : des bâtiments incendiés et des heures de face à face. Une fois le calme revenu, le régime appliqué dans ce centre pénitentiaire de Ford, près d'Arundel, s'est révélé pour le moins laxiste : certains n'hésitant pas à parler de prison passoire.
Avec notre correspondant à Londres, Adrien Moss
Cette ancienne base aérienne reconvertie en prison a gardé ses allures de caserne. Les logements des 500 détenus et les ateliers où ils travaillent, répartis sur 50 hectares, sont séparés par une route. Ils ne sont entourés que d’un simple grillage.
Selon un récent rapport le régime des prisons ouvertes y était appliqué d’une manière excessivement libérale. Les détenus avaient la clef de leurs chambres. L’alcool y coulait à flot. Ils allaient au pub du village et commandaient des dizaines de fish and chips (poisson et frites) qu’ils se faisaient livrer. Ils avaient jusqu’à cinq nuits consécutives de permission.
Les autorités font valoir que le nombre d’évasions était tombé de 150 à 50 par an. Mais elles devront expliquer pourquoi ce n’est qu’au bout de 16 heures après l’incendie de six bâtiments que l’ordre est revenu.
Le secrétaire d’Etat aux prisons dit que la chasse aux mutins dans les bâtiments de cette prison passoire ressemblait à un film de Benny Hill. Il ne manquait, ajoute-t-il, que la musique.

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