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    Europe

    PS et 35 heures : Valls à contre-temps

    media Manuel Valls, deputado socialista francês. Getty images

    Quand Manuel Valls critique les 35 heures et la réduction du temps de travail conduite par Martine Aubry dans le gouvernement Jospin, ses camarades socialistes dénoncent le coup de pub d’un candidat aux primaires. Rien de bien neuf pourtant…

    Un début d'année en fanfare pour le Parti socialiste. Alors que 2011 sera toute entière ou presque placée sous le signe des primaires socialistes, l’un des candidats déjà déclarés (le premier à l’avoir fait d’ailleurs), Manuel Valls, mets les pieds dans le plat, brutalement. Pour le maire d’Evry, en banlieue parisienne, la gauche de retour au pouvoir devra « déverrouiller les 35 heures » pour permettre aux Français de « travailleur plus et travailler mieux ».

    Une formule très « sarkozyste » pour le candidat aux primaires socialistes le plus à droite. Formule applaudie des deux mains par le patron de l’UMP. Jean-François Copé a salué « le courage » de Manuel Valls, et le porte-parole du parti majoritaire Dominique Paillé lui a même proposé de prendre sa carte à l’UMP ! La droite se régale quand les socialistes se déchirent. Car la sortie de Manuel Valls n’a pas beaucoup fait rire ses camarades socialistes.

    « Le PS, tu l’aimes ou tu le quittes »

    L’homme n’en est pas à sa première déclaration « sarko-compatible », loin de-là. Manuel Valls occupe un créneau au PS, sur l’aile droite du parti, influencé notamment par le « blairisme ». Mais cette fois l’ancien porte-parole de Ségolène Royal pendant le Congrès de Reims s’en prend à une réforme symbolique pour la gauche, la dernière réforme dont on se souvienne d’ailleurs, conduite sous le gouvernement Jospin par une ministre du Travail qui s’appelait… Martine Aubry. L’actuelle patronne du PS et le « jeune » député ambitieux ne partiront pas en vacances ensemble ; Martine Aubry, à l’été 2009, l’avait vertement tancé sur le mode « le PS, tu l’aimes ou tu le quittes »… Manuel Valls, bien sûr, est resté, sans rien renier de sa liberté de parole.

    « Manuel Valls est tout, tout, tout, tout seul »

    D’où le remarquable point de presse de rentrée du Parti socialiste presqu’exclusivement consacré au cas Valls lundi matin. Où le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a flingué dans les grandes largeurs son petit camarade. En dénonçant des « erreurs grossières ». C’est l’antienne socialiste : les 35 heures ont permis de créer jusqu’à 400 000 emplois. Et leur « déverrouillage » est devenu effectif avec le vote de loi TEPA de 2007 et la défiscalisation des heures supplémentaires. « On peut vouloir déverrouiller les 35 heures, déclare Benoît Hamon, mais les socialistes, eux, invitent les candidats aux primaires à re-verrouiller leur ego. » Voilà pour la première salve. Mais la dérouillée se poursuit : « Le culot peut suffire à faire un candidat aux primaires, mais le culot ne fait pas un président de la République. » Et pour finir, le coup de grâce : « Manuel Valls est tout, tout, tout, tout seul sur ce sujet. »

    Le porte-parole du Parti socialiste assure même avoir vu le député-maire d’Evry lire sa déclaration dimanche sur Europe 1. C’était donc écrit, préparé, prémédité. Manuel Valls joue perso pour faire sa pub ? Pour l’ancien président de l’Assemblée nationale Henri Emmanuelli, avec Manuel Valls « on assiste aux premiers effets très pervers de la primaire ». C’est peut-être lui faire beaucoup d’honneur, parce qu’en la matière le maire d’Evry n’a rien inventé.

    En 2006, Ségolène Royal critiquait déjà les 35 heures

    En juin 2006, en campagne pour les primaires, Ségolène Royal s’était déjà payé le grand œuvre de Martine Aubry. La madone des sondages dénonçait le bilan des 35 heures, « la dégradation de la situation des plus fragiles, et notamment des femmes pour lesquelles la flexibilité s'est traduite par un empiètement accru sur leur vie personnelle ». La critique avait reçu le même accueil qu’aujourd’hui. Mais Ségolène Royal avait ainsi réussi à se démarquer dans la bataille des primaires, par la méthode désormais éprouvée de la triangulation, où on emprunte des thèmes à l'adversaire pour s'imposer dans le débat.

    Cinq plus tard, rien n’a vraiment changé au Parti socialiste. Toute critique des 35 heures reste taboue. Tout critique est accusé de faire le jeu de la droite. Et les craintes, au PS, sont les mêmes : que la lourde machine des primaires se transforme en machine à perdre.

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