GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 11 Novembre
Mardi 12 Novembre
Mercredi 13 Novembre
Jeudi 14 Novembre
Aujourd'hui
Samedi 16 Novembre
Dimanche 17 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Italie: à Venise, la place Saint-Marc fermée à cause d'une nouvelle inondation
    • Reconnaissance faciale en France: la Cnil dit oui à l'expérimentation mais dans un cadre strict
    • L'Irak «ne sera plus le même» après la contestation (ayatollah Sistani)
    • La justice française remet en liberté Vincenzo Vecchi, réclamé par les autorités italiennes
    • Pékin accuse Londres de «jeter de l'huile sur le feu» après l'agression d'une ministre hongkongaise
    • Chutes de neige en France: 300 000 foyers privés d'électricité dans quatre départements (Enedis)
    • Le président lituanien gracie deux espions russes (officiel)
    Asie-Pacifique

    Le dictateur ouzbek Islam Karimov à Bruxelles

    media Le président ouzbek, Islam Karimov.

    Le président ouzbek Islam Karimov est à l’évidence un des pires tyrans de la planète. Mais Bruxelles l’accueille quand même, ce lundi 24 janvier. « Par principe, nous encourageons les rencontres avec les dictateurs. Mais celui-ci a été si résistant à tout changement en matière de droits de l’homme, qu’exceptionnellement nous pensons que M. Barroso, ne devrait pas le recevoir et contribuer à légitimer son régime », affirme Andrew Stroehlein, directeur de la communication de l’International Crisis Group.

    De notre correspondant à Tbilissi,

    Moins de cinq ans après la tuerie d’Andijan, où l’ex-apparatchik a fait tirer sur la foule, tuant entre cinq et sept cents personnes, le voilà accueilli au plus haut niveau dans la capitale européenne. L’homme, 72 ans, a résisté à tout. Campagne médiatique mondiale suscitée par l’émotion de la tragédie, pressions diplomatiques, sanctions européennes… Ces dernières « n’ont jamais été prises sérieusement, rappelle M. Stroehlein. Dès le premier jour, l’Allemagne voulait les faire cesser », ne pensant qu’à sa base militaire ouzbèke de Termez, à la frontière afghane.

    « Le problème est que le dialogue politique après la levée des sanctions en 2009 n'a pas donné de résultats tangibles. Pire, la situation n’a fait qu’empirer depuis », déplore Mutabar Tadjibaïeva, président de l’ONG le « Club des cœurs ardents », en exil en France. Certes, l’équipe de M. Barroso affirme que ce dialogue se tiendra. « Notre politique d’engagement critique et conditionnel sera respectée. M. Barroso parlera des droits de l’homme à M. Karimov. Le dialogue au plus haut niveau est le meilleur moyen de pousser les réformes », nous a expliqué Michael Karnitschnig, un porte-parole de la Commission européenne.

    Mais le scepticisme perdure. « Lorsque l’on voit comment la visite a été organisée, tout indique que Bruxelles voulait la cacher. Sans parler du CV du dictateur mis en ligne sur le site de la Commission, avant d’être retiré. Karimov y était décrit comme responsable “d’un Etat fondé sur la loi démocratique, garantie de la paix civile et de la concorde nationale” », affirme Michael Laubsch, de l’Eurasian Transition Group, tout en faisant observer qu’en Ouzbékistan « les enjeux ne sont pas si cruciaux pour l’Europe. » « Le Conseil des affaires étrangères de l’UE n’a pas été saisi pour discuter de la visite. Je sais qu’il leur a été dit que ce n’était pas une visite officielle et qu’il n’y avait donc pas lieu d’en parler », ajoute Veronika Szente Goldston, de Human Rights Watch.

    A Bruxelles, chacun rejette sur l’autre l’initiative de l’invitation. « Nous avons seulement pris acte du fait qu’il était reçu au siège de l’Otan. Il nous a demandé un entretien, nous avons accepté », explique M. Karnitschnig. Mais l’Otan nie avoir lancé l’invitation. Quant aux autorités belges, elles se défendent même d’avoir un seul entretien avec le dictateur. « C’est normal, on ne peut pas recevoir le chef d’un Etat qui exploite de façon systématique les enfants pour récolter le coton, réprime toute liberté d’expression, encourage la torture et même les viols en prison », estime Nadejda Atayeva, de l'association « Droits de l’homme en Asie centrale ».

    Dimanche 23 janvier, avant de s'envoler pour Bruxelles, Islam Karimov triomphait sur la première chaîne nationale : « L'Ouzbékistan a gagné en prestige dans le monde entier en tant que partenaire fiable. »

    Chronologie et chiffres clés
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.