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    Europe

    Hommage en Allemagne aux Roms victimes de l’Holocauste

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    Pour la première fois, la cérémonie rappelant depuis 1996 chaque 27 janvier, jour anniversaire de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz, la mémoire de la Shoah a été consacrée cette année aux Roms. Un survivant de cette minorité que le IIIe Reich voulait éliminer a pris la parole devant le Parlement allemand. Au-delà du souvenir, le Néerlandais Zoni Weisz s’en est pris aux discriminations dont les Roms restent victimes aujourd’hui.

    De notre correspondant à Berlin

    « Un Holocauste oublié ». C’est ainsi que Zoni Weisz, 73 ans, a défini la persécution nazie contre les Roms. Longtemps, en effet, cette minorité a été oubliée par le travail de mémoire effectué dans l’Allemagne d’après-guerre. Une déclaration soutenue par le président du Bundestag, le chrétien-démocrate Norbert Lammert, qui a ouvert la cérémonie officielle au Parlement allemand affirmant : « La terrible dimension des persécutions subies par cette minorité a longtemps été ignorée par l’opinion publique. Aujourd’hui encore, les Roms constituent la minorité la plus discriminée en Europe ».

    C’est en 1982 seulement par une déclaration du chancelier Helmut Schmidt que l’Allemagne avait reconnu le génocide subi par les Roms. Depuis 1996, les cérémonies au Bundestag sont marquées chaque 27 janvier par le discours d’un invité de marque. Dans le passé, des responsables politiques ou des représentants de la communauté juive, principale victime de l’Holocauste, se sont exprimés.

    Le Parlement allemand voulait cette année faire un geste pour rappeler le sort des Roms sous le IIIe Reich. D’après les historiens, entre 220 000 et 500 000 membres de cette communauté ont été exterminés par les Nazis à travers l’Europe. Leur communauté comptait à l’époque un million de personnes.

    Une reconnaissance morale

    Zoni Weisz s’est déclaré « surpris et honoré » lorsqu’il a été sollicité pour prendre la parole devant le Bundestag. Il a considéré comme une reconnaissance morale et une chance la possibilité qui lui était offerte de s’exprimer devant le Parlement allemand au nom des douze millions de personnes que regroupe la communauté rom. Leurs responsables allemands se sont également félicités du geste fait par l’Allemagne « assumant ses responsabilités ».

    Zoni Weisz a rappelé avec émotion comment il avait assisté à l’âge de sept ans en 1944 à l’arrestation par les Allemands de ses parents, de ses deux soeurs et de son frère qu’il n’a plus jamais revus après leur déportation. Lui a eu plus de chance. L’aide d’un policier néerlandais lui a permis de prendre la fuite et de rester caché jusqu’à la fin de la guerre avec une tante.

    La présence de Zoni Weisz devant le Parlement allemand n’est pas le seul geste fait par l’Allemagne pour rappeler les persécutions commises par le IIIe Reich contre les Roms. A deux pas du Reichstag, où se tenait la cérémonie à Berlin, un mémorial consacré à ces victimes de l’Holocauste doit être inauguré d’ici quelques mois sur le modèle de ceux déjà existants pour les juifs et les homosexuels.

    Zoni Weisz ne s’est pas contenté d’évoquer le passé et les persécutions subies par les Roms sous le nazisme. Il a critiqué dans son discours les traitements « indignes » qu’ils doivent endurer aujourd’hui notamment dans des pays d’Europe centrale comme la Bulgarie ou la Roumanie. Des traitements qui expliquent leur départ pour la France ou l’Italie où ils sont à nouveau victimes de discriminations d’après Zoni Weisz. L’orateur a rendu hommage aux critiques ouvertes émises par la commissaire européenne à la Justice, Viviane Reding, contre les mesures prises par la France contre les Roms.
     

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