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    Europe

    Le Parlement britannique rejette le droit de vote aux prisonniers

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    A l’issue d’un débat passionné de six heures, les parlementaires britanniques ont rejeté par 234 votes contre et seulement 22 pour, l'injonction de la Cour européenne des droits de l'homme d'autoriser les prisonniers à voter. Depuis 1870, les détenus britanniques sont privés du droit de vote, mais en 2005 un jugement de la Cour de Strasbourg avait estimé que la position britannique contrevenait aux droits de l'homme, le vote étant « un droit pas un privilège ». Cinq ans après, Londres a épuisé tous les recours et le nouveau Premier ministre David Cameron se retrouve obligé d'agir. Envers et contre tous.

    Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

    Le non massif d’une vaste coalition de députés au droit de vote des prisonniers a été accueilli avec satisfaction par une opinion britannique largement opposée au projet et ce d’autant plus qu’il est imposé par une instance européenne.

    La presse, surtout tabloïde, se fait d’ailleurs l’écho de ce rejet avec des titres comme : « le jour où nous avons défié l’Europe » ou encore « il est temps de quitter l’Union ». La rebellion du Parlement met en tout cas le gouvernement de David Cameron dans une situation difficile vis-à-vis de la Cour européenne des droits de l’homme qui en novembre 2010 a donné six mois à Londres pour se mettre en conformité avec son jugement.

    Qui plus est en refusant de permettre aux prisonniers d'aller voter, le gouvernement britannique risquerait de devoir payer des dizaines de millions de livres de dommages et intérêts aux détenus qui ont attaqué l’Etat en justice.

    Le plus frustrant sans doute pour David Cameron est qu’il a pris personnellement position contre le droit de vote pour les détenus et qu’il aurait voulu se mettre en conformité avec la Cour de Strasbourg en « faisant le minimum nécessaire », c’est-à-dire en n'autorisant le droit de vote que pour des peines de prison de moins de quatre ans.

    Le Premier ministre n’a désormais plus beaucoup de marge de manœuvre ; néanmoins le non des députés donne au gouvernement des arguments pour négocier au mieux devant la Cour européenne des droits de l’homme.

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