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    Une semaine après le coup d'Etat raté en Turquie, l'ONG de défense des droits de l'homme Amnesty International affirme dans un communiqué publié ce dimanche avoir réuni des «preuves crédibles» attestant de cas de tortures de détenus dans des centres de détention du pays. L'ONG évoque notamment des privations de nourriture et d'eau, des injures, menaces et, «dans les cas les plus graves», coups, tortures et viols.

    Europe

    France, Italie: dispute diplomatique sur fond de naufrage mortel

    media

    Les relations déjà tendues entre la France et l’Italie risquent de s’envenimer davantage. La Ligue du Nord, parti xénophobe allié de Silvio Berlusconi, veut délivrer des permis de séjour à des migrants clandestins de Lampedusa. Cela leur permettrait de passer la frontière franco-italienne sans encombre. Pendant que Rome et Paris se disputent, un nouveau naufrage s’est produit en Méditerranée : selon un bilan du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), 300 personnes se trouvaient à bord, seulement 50 ont pu être sauvées et environ 150 Africains sont morts ou portés disparus.

    Pas plus d'une cinquantaine de personnes ont pu être sauvées après le naufrage de leur embarcation à environ 70 kilomètres au sud-ouest de l’île italienne de Lampedusa. Les premiers rescapés, dont une femme enceinte, ont reçu des soins médicaux à Lampedusa. Quinze cadavres ont été repérés en mer, mais environ 130 refugiés de nationalité somalienne et érythréenne étaient encore portés disparus, ce mercredi 6 avril 2011. Leur bateau était parti deux jours auparavant de Zuwarah, en Libye. Une tempête a fait chavirer l’embarcation. Selon l’association caritative italienne Fortress, 3 616 personnes sont mortes en Méditerranée entre 2006 et 2008 en tentant de rejoindre les côtes européennes. Il n’existe aucun chiffre officiel.

    L’Italie dépassée par l’arrivée massive de migrants

    Le gouvernement français sait que la solidarité est une valeur européenne inscrite dans les traités, mais sa réaction a été plutôt de fermer la frontière franco-italienne…
    Virginie Guiraudon Directrice de recherche au CNRS. Spécialiste des questions d’immigration en Europe 10/10/2013 - par Caroline Paré
    L’Italie va accorder des permis temporaires de séjour à des migrants débarqués à Lampedusa. Plus de 22 mille personnes, essentiellement des Tunisiens, qui sont arrivés ces 3 derniers mois sur place. Un sujet très sensible en Europe. Hier, à l’Assemblée nationale à Paris, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, avançait ses chiffres 2 800 Tunisiens en situation irrégulière interpellés en un mois en France. Alors, que va faire l’Italie ? Que peut faire l’Europe ?
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    L’Italie qui se dit dépassée par le phénomène de l’immigration clandestine et qui accuse notamment la France de manquer de solidarité, semble vouloir accentuer la pression sur ses partenaires européens, en délivrant des permis de séjour aux clandestins. « Plus tôt nous leur délivrons ces papiers, plus vite ces immigrés quitteront notre pays », n’a pas hésité à dire le député de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, cité par Le Figaro.

    Actuellement, la police française dans les Alpes-Maritimes, à la frontière italienne, renvoie chaque jour une quarantaine de clandestins tunisiens vers Vintimille, en Italie. Sans papiers, les migrants n’ont pas le droit de circuler librement en Europe. Même si des contrôles systématiques aux frontières sont interdits par les accords de Schengen, la France se dit dans son bon droit et met en avant un accord bilatéral entré en vigueur en septembre 2000 pour justifier les refoulements, condamnés aussi bien par l’Italie que par la Commission européenne.

    Une délivrance de permis de séjour temporaire par l’Italie changerait la donne et ouvrirait l’ensemble de l’espace Schengen aux migrants. « Au moins 18 000 immigrés tunisiens partiraient immédiatement pour la France », a reconnu pour sa part le chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini, qui ne nie pas les conséquences néfastes pour les relations diplomatiques entre les deux pays. Mais selon la Commission européenne, rien n’empêche le gouvernement italien de délivrer de tels permis, car il s’agit d’une « compétence nationale ».

    Depuis la révolution tunisienne, l’Italie se trouve en première ligne d’une nouvelle vague d’immigration. Ils sont près de 22 000 à avoir profité de l’absence de contrôle sur les côtes pour prendre le chemin vers l’Europe. Ces derniers jours, Rome avait multiplié ses efforts pour pouvoir rapatrier ces clandestins. Le chef du gouvernement, Silvio Berlusconi, en visite à Tunis le 5 avril, a signé un accord avec la Tunisie qui prévoit un renforcement de la coopération policière entre les deux pays et des rapatriements forcés. L’objectif est de « fermer le robinet », comme l’a dit le chef de la diplomatie, Franco Frattini.

    La Tunisie a accueilli 200 000 personnes, dix fois plus que l’Italie

    De leur côté, une douzaine d’ONG européennes demandent un moratoire sur les renvois vers la Tunisie en soulignant que le pays a accueilli depuis le début de la crise libyenne plus de 200 000 personnes, soit dix fois plus que l’Italie. « Les Etats européens ne peuvent pas répondre au processus démocratique en cours par une politique répressive à l’égard des migrants, en faisant peser la menace d’un renvoi collectif », insistent les ONG.

    Ce vendredi, 8 avril 2011, les ministres de l’Intérieur français et italien, Claude Guéant et Roberto Maroni, devraient évoquer la question de l’immigration clandestine lors d’une rencontre à Rome. Un sommet entre le président du Conseil italien Silvio Berlusconi et le président français Nicolas Sarkozy est prévu pour le 26 avril.

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