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    Europe

    Une combinaison de deux médicaments contre l'obésité

    media Il y a deux fois plus d'adultes souffrant d'obésité ou du surpoids qu'il y a trente ans, selon une étude britannique publiée dans «The Lancet» le 7 février 2011. Eric Futran/Getty Images

    Une étude publiée par la revue médicale britannique The Lancet fait état de résultats intéressants obtenus par la combinaison de deux médicaments dans la lutte contre l'obésité. Régulièrement, les laboratoires pharmaceutiques nous promettent la découverte de la pilule miracle pour lutter contre l'obésité. Aussi, régulièrement, les adeptes de régimes en tout genre tentent l'expérience et en reviennent le plus souvent déçus. Le récent scandale du Mediator en France aura eu peut-être au moins le mérite d'accroître la vigilance des autorités sanitaires sur ce type de médicaments à visée amaigrissante.

    La combinaison de deux médicaments déjà existants, présentée dans l’étude que publie la revue The Lancet, associe la phentermine, une molécule largement utilisée aux Etats-Unis pour la perte poids, et le topiramate, un anticonvulsif. La phentermine est un anorexigène qui limite donc l’appétit, avec toutes les contre-indications liées à ce type de produit. Quant au topiramate, cet antiépileptique présente des effets secondaires tels que vertige, somnolence et… anorexie. Son utilisation seule a montré son efficacité pour faire perdre du poids à des patients présentant un diabète de type 2, mais il était aussi responsable de troubles cognitifs et psychiatriques. 

    Effets secondaires et kilos perdus

    L’essai baptisé « Conquer » a été mené à l’université Duke, en Caroline du Nord aux Etats-Unis, auprès de près de 2 500 adultes obèses ou en surpoids dans 93 centres américains. Il consistait à administrer conjointement les deux molécules ou un placebo (sans substance active) à trois groupes de patients tirés au sort à qui un régime et un changement de mode de vie était chaque fois proposés. Après une période 13 mois, le groupe qui avait reçu le placebo (994 patients) a perdu en moyenne 1,4 kilo contre 8,1 kilos pour celui (498 patients) à qui on avait administré une association phentermine-topiramate faiblement dosée. Quant à la dernière cohorte, regroupant 995 patients, elle a reçu la même association médicamenteuse mais à dose plus élevée ; la moyenne de perte de poids s’est élevée 10,2 kilos.

    Selon cette étude, financée par les laboratoires Vivus, l’association des deux médicaments aurait amélioré les problèmes d’hypertension, de diabète et de lipides (cholestérol, triglycérides…). Elle aurait aussi, relèvent les chercheurs, été généralement bien tolérée malgré certains effets secondaires comme la sécheresse buccale, la constipation et les fourmillements. Pour le groupe qui prenait la dose la plus élevée de phentermine-topiramate, des effets secondaires d’ordre cognitifs et psychiatriques ont également été plus souvent rapportés. 

    Une épidémie mondiale
     
    Longtemps considérée comme une maladie des pays riches, l’obésité progresse plus vite que jamais : ces trois dernières décennies, le nombre de personnes concernées a doublé. Au Etats-Unis et au Canada, près d’une personne sur trois est obèse. Mais le reste de l’Amérique (latine, centrale et du Sud) devance même ces taux, révèle une récente étude publiée dans The Lancet. Dans le monde, on évalue à 400 millions le nombre d'obèses. 

    Quant à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elle a mis en garde en mars 2011 contre l’augmentation d’obésité constatée dans les pays émergents. En Afrique, le nombre d'enfants de moins de cinq ans obèses a bondi de 4 millions en 1990 à 13,5 millions en 2010, soit une hausse de 4% à 8,5% de l'ensemble des enfants de cette tranche d'âge. En Asie, ce taux est passé pendant la même période de 3,2% à 4,9%. « La raison pour laquelle les enfants deviennent obèses est qu'ils sont plus sédentaires ou moins actifs et que la nourriture qu'ils consomment dépasse leurs besoins » en calories, a expliqué l'OMS. S’ajoute à cela l’offre grandissante d’aliments industriels, plus gras et plus sucrés, qui prend petit à petit le pas sur l’alimentation traditionnelle.

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