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    Europe

    Coalition incertaine après la percée des Vrais Finlandais

    media

    Un nom tapageur et un score historique aux élections législatives. Les Vrais Finlandais offrent à la droite populiste la place de numéro 3 sur l’échiquier politique du pays. Avec 39 sièges et 19% des voix, ce parti nationaliste multiplie par 5 son audience par rapport aux dernières élections de 2007. Qu’il intègre la future coalition gouvernementale ou qu’il siège dans l’opposition, le parti sera un acteur clé de la politique finlandaise. Il devrait notamment remettre en cause les plans de sauvetage financiers européens.

    Désormais la Finlande rejoint le cercle des pays européens où l’extrême droite joue les arbitres. Les Vrais Finlandais (19% des voix) talonnent même les principales forces politiques du pays : le Parti de la Coalition, de centre-droit (20,4%) et les sociaux-démocrates (19,1%).

    Alexander Stub, ministre finlandais des Affaires étrangères, y voit un phénomène normal.
    « Il y a beaucoup de partis nationalistes en Europe ; dans le monde aussi. Aux Etats-Unis, on a le Tea Party. Si on vit dans une démocratie, il faut vivre avec », a-t-il affirmé ce lundi matin sur RFI.

    Pourtant la situation est inédite et la surprise grande dans ce pays où l’extrême droite était quasi-inexistante il y a encore quinze ans.

    De son côté, la presse finlandaise prend cette percée des Vrais Finlandais plus au sérieux. « Révolution », titre le deuxième quotidien du pays au lendemain des élections. Et sur toutes les Unes, le même visage, celui du grand vainqueur du scrutin : Timo Soini, les traits épais et les yeux clairs derrière de fines lunettes carrées.

    L’ampleur de la vague nationaliste a surpris tout le monde. Même les sondages les plus audacieux ne prévoyaient qu’un score aux alentours de 15%.

    La victoire de l’euroscepticisme

    Le succès électoral de dimanche s’est construit progressivement, à la faveur d’un sentiment anti-européen de plus en plus prégnant dans la société finlandaise. Parmi les positions emblématiques des Vrais Finlandais : le refus de venir en aide à des pays de l’UE en difficultés financières, comme le Portugal. « Nous ne voulons pas payer la facture de ce qui arrive à la périphérie de l’Europe », déclarait dimanche Timo Soini sur notre antenne.

    C’est sur ce point que le parti populiste a gagné des voix et qu’il pourrait peser le plus lourd dans la politique finlandaise. Le Parlement peut, en effet, se prononcer sur le financement des plans de sauvetage européens. Et le chef des Vrai Finlandais a déjà fait savoir qu’il voulait modifier celui du Portugal.

    Avec ses 39 députés sur 200, il sera difficile d’ignorer les revendications eurosceptiques des Vrais Finlandais. Puisqu’aucun parti n’a obtenu la majorité au Parlement, chacun devra faire des concessions pour bâtir un projet de coalition. Et c’est sur cette question du soutien financier aux pays européens que risquent d’achopper les négociations.

    Compromis difficile

    Les partis semblables aux Vrais Finlandais percent un peu partout en Europe de l'Est comme de l'Ouest.
    Jean-Yves Camus Historien spécialiste de l'extrême-droite chercheur associé à l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS) 10/10/2013 - par Benoît De Solminihac Écouter

    Arrivés en tête, les conservateurs ne sont pas disposés à remettre en cause la solidarité européenne. « Il est difficile de prévoir quel gouvernement nous allons avoir. Mais de toute façon nous ne pouvons pas accepter des compromis qui mettraient en danger toute la stabilité économique de l’Union européenne », affirmait dimanche Jyrki Katainen, le chef de la Coalition nationale qui aura la lourde tâche de former une nouvelle alliance.

    Mais la recherche de consensus pourrait également nuire aux Vrais Finlandais. Le parti d’extrême droite, même s’il a réalisé une véritable percée en gagnant 34 sièges, n’a pas les moyens d’imposer ses vues. S’ils participent à une coalition, les dirigeants du parti pourraient donc payer cher le passage forcé d’un discours virulent à une politique pragmatique et négociée.

    Les militants, plus radicaux, risquent de se détourner d’une version édulcorée et respectable de leur mouvement. « Comme les autres partis d’extrême-droite européens, les Vrais Finlandais se caractérisent par une remise en question des élites », estime Jean-Yves Camus, historien spécialiste des mouvements populistes. Il serait donc difficile pour d’éventuels ministres de continuer à surfer sur la vague anti-système après l’avoir intégré.

    Dès lors, il n’est pas certain que les Vrais Finlandais aient intérêt à participer à un gouvernement de coalition. En Autriche et aux Pays-Bas, les partis nationalistes en ont déjà fait l’expérience dans les années 1990 et 2000. Les urnes avaient lourdement sanctionné leurs participations à des gouvernements de coalition.

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