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    Europe

    Près de 300 Roms hongrois évacués de leur village en raison de la présence de miliciens d'extrême-droite

    media Gyöngyöspata, 22 avril 2011. Les femmes et les enfants roms quittent leur village sous l'oeil des policiers hongrois avant l'installation du camp d'entraînement des miliciens d'extrême droite. © Attila Kisbenedek/AFP

    Forte tension en Hongrie entre des villageois roms et une milice d'extrème droite, qui tient un camp d'entraînement durant le week end de Pâques, à Gyöngyöspata, un village situé dans le nord-est de la Hongrie. La Croix-Rouge a évacué les femmes et les enfants pour les héberger dans un centre de vacances près de la capitale.

    Près de 277 femmes et enfants roms ont fui leur village, Gyöngyöspata, situé à 90km de Budapest, dans le nord-est de la Hongrie. Seuls les hommes sont restés sur place. Une milice d'extrème droite, Vedero (« Force de défense ») organise ce week end pascal un camp d'entraînement de trois jours dans la localité de 2 800 habitants où vivent 450 Roms. La Croix-Rouge a pris en charge les femmes et les enfants. Ils passeront le week end dans un centre de vacances près de Budapest.

    Gyöngyöspata est depuis quelques semaines dans le collimateur de l'extrême droite hongroise. En mars dernier, entre 1 500 et 2 000 membres de trois groupes de miliciens, avait paradé en uniforme paramilitaire dans les rues du village pour « restaurer l'ordre ». Le dirigeant du parti Jobbik, le député Gabor Vorna, y avait pris la parole. À l'issue de cette marche, pas moins de 200 membres des groupes d'autodéfense de la Nouvelle garde hongroise, l'Association de garde civile pour un meilleur avenir et les Vagabonds pour la protection des Hongrois étaient restés dans le village et avaient harcelé et insulté les habitants roms.

    Les groupes avaient également crié durant la nuit devant leurs maisons et menacé les gens avec des armes et des chiens. Les Roms avait denoncé une atmosphère d'intimidation. Le Parlement européen s'était également ému de l'incident d'autant que la police hongroise n'était pas intervenue durant les faits. Cette fois, 400 policiers ont été déployés dans le village pour s'assurer que les membres de la milice ne pénètrent pas dans le quartier rom où vont rester les hommes.

    Ce vendredi, le commandant et quelques membres de la milice Vedero ont été arrêtés par les policiers mais l'installation du camp d'entraînement n'a pas été interrompue. La milice peut compter sur le soutien du parti Jobbik, un parti d'extrème droite qui a obtenu 46 sièges au Parlement l'année dernière. Le parti au pouvoir en Hongrie, le fides, est accusé d'avoir fait le lit des ultranationaliste avec un discours d'exclusion qui aujourd'hui se retourne contre les plus pauvres, les Roms du nord de la Hongrie.

    Le 25 mars dernier, s'ouvrait à Budapest, le procès de quatre hommes accusés d'avoir tué six Roms, dont un enfant de cinq ans et son père, au cours d'une série d'attaques racistes de 2008 à 2009. Les hommes sont soupçonnés de neuf attaques à la grenade, au fusil et au cocktail Molotov. Des attaques « d'une précision militaire », avait déclaré le procureur.

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    Témoignages des habitants de Gyöngyöspata sur le blog de la communauté rom hongroise (en anglais)

    Conseil de l'Europe-Roms et Gens du voyage

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