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    Europe

    La Turquie accroît sa pression sur le régime syrien

    media Manifestation à Deraa le 26 avril 2011 Reuters

    Au moment où un groupe d’opposants syriens réunis à Istanbul réclame une pression accrue et forte de la communauté internationale sur le système el-Assad, Recep Tayyip Erdogan, le Premier ministre turc, ne cache plus son « agacement » et dit vouloir faire des « propositions » au pouvoir syrien.

    Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

    C’est normalement ce jeudi 28 avril 2011 que l’émissaire spécial du Premier ministre turc doit transmettre à Bachar el-Assad l’expression des préoccupations de son voisin du nord, quant aux récents développements dans le pays.

    Recep Tayyip Erdogan l’a annoncé au soir du mardi 26 avril, après une conversation téléphonique avec le chef de l’Etat syrien. Un échange d’ailleurs suivi d’un entretien avec le président Obama, signe que les choses s’accélèrent sans doute depuis l’envoi des tanks à Deraa pour mater le soulèvement populaire.

    Après les conseils jusque là amicaux d’Ankara pour l’accélération des réformes en Syrie, le ton des autorités turques est donc monté d’un cran, même s’il reste en deçà des critiques exprimées à l’égard des autres dirigeants arabes contestés par leurs opinions publiques.

    Des cours de « rattrapage démocratique »

    Il apparait d’ailleurs, d’après les révélations du président turc Abdullah Gül, publiées mercredi par le journal Hürriyet, que la Turquie avait commencé à donner des cours de 'rattrapage démocratique’ aux dirigeants syriens dès le mois de janvier, alors que dans la région seul le sort du régime Ben Ali était encore menacé.

    « Certains n’acceptent jamais le changement – ils n’ont absolument aucune chance. D’autres tentent de gagner du temps, mais ils n’en ont pas pour longtemps », a dit M. Gül. Beaucoup moins diplomatiques sont les propos de son chef de gouvernement Recep Tayyip Erdogan, qui s’est dit « préoccupé » et même « dérangé » par l’évolution de la situation en Syrie. « Nous ne voulons plus voir ces pratiques anti-démocratiques, autoritaires, totalitaires et répressives » en Syrie, a-t-il déclaré sans ambages mardi soir.

    L'expertise turque en matière de réforme

    Pour aider la Syrie à « surmonter ces problèmes », M. Erdogan annonce donc l’envoi d’un émissaire chargé de « parler avec Bachar el- Assad » et lui « soumettre ses propositions » pour « accélérer le processus démocratique », car selon lui « la levée de l’état d’urgence est une bonne chose, mais il y a encore beaucoup à faire ».

    Cette mission de conseil serait constituée de bureaucrates de haut niveau, particulièrement des experts en économie et en politique, chargés de faire profiter la Syrie de l’expérience turque en matière de réforme, particulièrement dans le domaine de l’administration publique, explique un diplomate turc sous couvert d’anonymat. Selon lui, Ankara estime que les autorités syriennes ont traîné des pieds à lancer les réformes alors que les Turcs les avaient averties dès les premières manifestations. « Il n’est pas trop tard si les réformes sont lancées immédiatement », dit-il.

    Des sanctions internationales réclamées par l'opposition

    Pour aller plus loin

    Cette fermeté satisfait au moins en partie les attentes des opposants syriens réunis dans un hôtel stanbuliote à l’initiative d’intellectuels et de journalistes turcs. Cette quarantaine de représentants de la société civile - et « de l’ensemble des courants politiques, ethniques et confessionnels », soulignent-ils – réclamaient justement de « la Turquie officielle et non officielle qu’elle accentue la pression sur la Syrie », explique à RFI le président de la Déclaration de Damas pour un changement démocratique national, Anas Abdah.

    Et de réclamer également des sanctions internationales contre le régime, une résolution de l’ONU en forme d’ultimatum clair et le jugement de Bachar el-Assad par le Tribunal pénal international pour crimes contre l’humanité. Car le dialogue et les réformes, « on n’y croit plus après 50 ans de corruption, de régression et de répression par le parti Baas », ajoute Walid Saffour, président du Comité syrien des droits de l’homme.

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