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    Economie

    L’Allemagne sort du nucléaire

    media La chancelière allemande Angela Merkel lors d'une conférence de presse, le 30 mai 2011, pour annoncer la fin du nucléaire en Allemagne. REUTERS/Wolfgang Rattay

    Sur fond de catastrophe nucléaire au Japon, l'Allemagne renonce définitivement au nucléaire. Toutes ses centrales seront fermées d’ici à 2022. Les réactions politiques se succèdent depuis cette annonce. Cette décision relance le débat en France.

    « La grande majorité des 17 réacteurs allemands ne sera plus en service d’ici à la fin 2021 et les derniers fonctionneront jusqu’à fin 2022 au plus tard ». La nouvelle a été annoncée, lundi 30 mai 2011, par le ministre allemand de l’Environnement, Norbert Röttgen, qui a qualifié cette décision d’« irréversible ». Cela marque un revirement complet de la part du gouvernement d'Angela Merkel qui avait décidé, fin 2010, de prolonger la durée de vie des plus anciennes centrales du pays malgré l'hostilité d'une grande partie de la population à l'énergie nucléaire.

    Mais la catastrophe de Fukushima, le 11 mars 2011, a changé la donne. Sur les 17 réacteurs allemands, sept, les plus anciens, ont déjà été stoppés depuis l’accident au Japon. Et la chancelière allemande a décidé d’aller vite. Il faut dire que l’inquiétude est vive chez les Allemands. Angela Merkel souhaite donc un ensemble de lois sur le secteur énergétique dès le 6 juin.

    Une hausse des prix de l’électricité

    Qu’en est-il de la sécurité d’approvisionnement du pays ? Pas d’inquiétude de ce côté-là. L’énergie nucléaire fournit à l’Allemagne 23% de son électricité contre 74% pour la France. A l’heure actuelle, seuls 4 réacteurs sur 17 fonctionnent pour des raisons de maintenance. Près de 20% de l’énergie produite est de l’énergie alternative : éolien et solaire. L’Allemagne est également un gros consommateur de charbon. Pour combler le déficit programmé d’électricité nucléaire, Berlin devrait également augmenter ses importations, ce que l’on appelle la technique du passager clandestin que connaît bien l’Italie, qui a renoncé à entrer dans le nucléaire.

    L'hiver prochain, l'Allemagne risque d'avoir plus de mal à faire face à la demande. La Fédération de l'industrie allemande a déjà mis en garde le gouvernement. Les industriels craignent des coupures de courant dans des secteurs clés tels que la sidérurgie ou les cimenteries. Ils s’inquiètent également des hausses des prix de l'électricité.

    Un choix « totalement politique »

    Les réactions se succèdent depuis cette annonce. Pour le ministre suédois de l’Environnement, cette décision va à contre-courant des efforts pour réduire les émissions de CO2. « Il y a un risque que Berlin ne parvienne pas à mettre fin aussi rapidement à sa dépendance aux énergies fossiles, notamment l'énergie produite à partir du charbon », a souligné Andreas Carlgren. Il estime que Berlin va devoir « augmenter ses importations d'énergie nucléaire depuis la France ». Après Fukushima et suite à l’arrêt des sept centrales, les importations d’électricité en provenance de France ont, en effet, doublé.

    En France, deuxième pays le plus nucléarisé du monde, la droite n’envisage pas de suivre l’exemple allemand mais, à gauche, les avis sont partagés. Sans surprise, les écologistes ont salué cette décision qui permettra« d’engager une transition énergétique ». Pour Cécile Duflot et Eva Joly d' Europe Ecologie-Les Verts,« c’est tout à fait possible, même si évidemment cela nécessite des efforts ». Mais pour le président socialiste de la commission des Finances à l’Assemblée nationale, Jérôme Cahuzac, la décision d’Angela Merkel répond avant tout à « une obligation politique »face à plusieurs rendez-vous électoraux importants. Même constat pour Anne Lauvergeon, la présidente du groupe nucléaire Areva estime ce choix « totalement politique » et elle n’exclut pas « un retournement de situation d’ici à 2022 ». En attendant, Areva pourrait bénéficier des nouveaux contrats liés à la fermeture des sites outre-Rhin.

     

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