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    Europe

    Après le «printemps arabe», un «été européen» ?

    media Manifestation des « Indignés » grecs à Athènes, le 29 mai 2011. REUTERS/John Kolesidis

    Ils s'appellent les « Indignés ». Que ce soit en Espagne, au Portugal, en Grèce ou en France, les jeunesses européennes se mobilisent pour dénoncer la crise économique dont elles sont les premières victimes. La révolte reste encore timide, mais se fait de plus en plus entendre un peu partout en Europe. Y aura-t-il un « été européen » après le « printemps arabe » ? Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, ne le croit pas.

    « Je ne crois pas à un été européen », a dit Alain Juppé à la chaîne de télévision Canal+, tout en admettant que les mouvements se ressemblent : « Il y a un point commun, c’est le chômage. Grosse différence, c’est la démocratie. Nous, nous l’avons, eux (les pays arabes) ne l’ont pas, ils se battent pour ça ».

    Le chômage est en effet l’une des principales raisons de la colère des jeunes. Que ce soit en Espagne, en Grèce, au Portugal, en Grande-Bretagne ou bien en France, les taux de chômage des moins de 25 ans dépassent amplement les 20%. La lanterne rouge revient à l’Espagne, avec un taux de 44% pour cette même tranche d'âge.

    Révolution à l'espagnole ? 

    Depuis deux semaines, la Puerta del Sol, la place centrale de Madrid, est devenue le théâtre d'une étonnante révolte, nourrie par la contestation d’une classe politique incapable de sortir le pays de la crise, et surtout incapable de faire baisser le chômage. Si l’on en croit le porte-parole des « Indignés » espagnols, Juan Lopez, cette « Spanish Revolution » spontanée, sans le soutien des partis politiques ni des syndicats, va s'installer dans la durée : « Nous avons le soutien d’une grande partie de la société espagnole. »

    Le vent de révolte qui souffle sur l’Europe reste encore timide, mais il est palpable dans plusieurs pays, surtout là où les citoyens refusent de faire les frais de la crise économique. C’est l’Islande qui a ouvert le bal – avec sa « révolution des casseroles », après l’effondrement du secteur bancaire. Aujourd’hui, la protestation prend de l’ampleur dans l’Europe du Sud, notamment en Espagne, au Portugal et en Grèce.

    A Athènes, 30 000 manifestants

    A Athènes, la place de la Constitution devant le siège du Parlement était noire de monde ce dimanche 29 mai. La police a estimé à 30 000 le nombre de manifestants, au cinquième jour d’une mobilisation à succès contre l’austérité qui fait écho au modèle espagnol des « Indignés ». Marianna, elle, a rejoint le mouvement à Thessalonique. La jeune Grecque a rejoint les manifestations dans le centre de la ville, grâce aux réseaux sociaux. Elle trouve qu’il est temps de se réveiller pour répondre à l'appel des Espagnols et des Portugais. A 30 ans et après plusieurs années d’études, la jeune Grecque a du mal à joindre les deux bouts : « Je travaille comme serveuse dans un bar. Je gagne 15 euros au noir, pour cinq heures de travail. On ne peut pas vivre comme ça, trouver un emploi est absolument impossible. »

    La Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, mais aussi la Grande-Bretagne et maintenant la France, où plusieurs centaines « d'Indignés » ont manifesté place de la Bastille ce dimanche soir, 29 mai : les mouvements sont le fruit d’une précarité grandissante parmi les jeunes.

    Le syndicaliste Joël Decaillon trouve la situation extrêmement préoccupante : « Pour passer de la précarité à un contrat à durée indéterminée, l’âge moyen en Espagne est de 36 ans. En fait, on a une génération qui est quasiment astreinte à vivre chez ses parents et qui n’a pas la possibilité de vivre de son propre métier. »

    Si les gouvernements européens ne réussissent pas le pari d’intégrer les jeunes dans le marché du travail, les mouvements de protestations risquent de prendre de l’ampleur, puisque les jeunes ne sont pas prêts à payer la facture que la génération de leurs parents leur a laissée. 

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