GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 17 Avril
Mercredi 18 Avril
Jeudi 19 Avril
Vendredi 20 Avril
Aujourd'hui
Dimanche 22 Avril
Lundi 23 Avril
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Europe

    Russie, Allemagne: une interdépendance énergétique assumée

    media

    Angela Merkel et Dmitri Medvedev ont rendez-vous ce 18 juillet 2011 à Hanovre. La chancelière allemande et le président russe se rencontrent deux jours dans un contexte un peu tendu après l’annulation de l’attribution du prix allemand Quadriga à Vladimir Poutine. Cette polémique n’empêchera pas la signature d’une dizaine de contrats entre les deux pays, essentiellement dans le domaine de l’énergie.

    Le Nord Stream (en bleu) va relier Greifswald en Allemagne à Vyborg en Russie en passant par la Baltique. Wiki Commons

    Malgré les événements récents (ces protestations allemandes notamment autour de l’attribution du prix Quadriga à Vladimir Poutine, attribution annulée), l'Allemagne et la Russie entretiennent des liens très étroits depuis la fin de la guerre froide, notamment dans le secteur énergétique.  

    L'Allemagne importe de Russie 40 % du gaz et 30 % du pétrole qu’elle consomme. C'est d'ailleurs pour cela que Berlin a fortement insisté pour la construction d'un nouveau gazoduc, le Nord Stream, qui doit relier directement les villes de Greifswald en Allemagne et celle de Vyborg en Russie, via la mer Baltique.
     
    Au départ, ce projet a été largement contesté notamment par la Pologne et les trois Etats baltes qui auraient préféré que les deux oléoducs passent par leur territoire, et profiter ainsi du gaz russe. Mais leurs arguments se sont heurtés à ceux des deux grands amis signataires, Vladimir Poutine et Gerhard Schröder.
     
    La sortie du nucléaire va encore augmenter les échanges
     
    Le gazoduc Nord Stream acheminera donc, dès le mois de novembre 2011, cinquante cinq milliards de mètres cubes de gaz russe. Ces quantités pourraient être revues à la hausse. Depuis que la chancelière allemande a annoncé la fermeture des centrales nucléaires à l’horizon 2022, les groupes énergétiques allemands se sont lancés à la recherche de solutions alternatives. Le groupe RWE vient, par exemple, d’annoncer qu’il souhaitait s'associer au géant russe Gazprom pour construire et gérer des centrales électriques en Europe.
     
    « La sortie du nucléaire devrait donc pousser encore davantage l’Allemagne dans les bras de la Russie », explique Francis Perrin, directeur de la revue Pétrole et gaz arabes.
     
    A l’inverse, pour Henrik Uterwedde, directeur adjoint de l'Institut franco-allemand et spécialiste des questions énergétiques, « ce type de contrat prouve la dépendance des Russes à l'égard des technologies allemandes ». Les équipements russes sont vétustes. Les autorités russes s’inquiètent donc du gaspillage énergétique actuel. « Elles ont besoin du savoir-faire allemand. On est dans une relation gagnant-gagnant », poursuit Henrik Uterwedde.
     
    Pékin 1er partenaire de Moscou à la place de Berlin
     
    Autre domaine dans lequel les Russes sont demandeurs : les technologies de l’information et de la communication. Dmitri Medvedev veut investir dans ce domaine. Il a d'ailleurs lancé son projet de Silicon Valley dans la banlieue de Moscou, un projet qui intéresse plusieurs entreprises allemandes, et notamment la société Siemens.
     
    Nombreux sont ceux qui s’interrogent sur l’avenir des relations entre les deux pays. Jusqu’en 2007, l'Allemagne était le premier partenaire commercial de Moscou. Mais Pékin a détrôné Berlin, la Chine étant très consommatrice de matières premières russes.
     
    Les relations économiques et commerciales entre Russie et Allemagne dépendront aussi de la politique en matière de visas entre la Russie et l'Union européenne. Ces restrictions administratives coûtent, chaque année, plus de 160 millions d'euros aux entreprises allemandes et russes.
    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.