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    Europe

    Plus de 100 000 roses en hommage aux victimes norvégiennes

    media Plus de 100 000 personnes ont participé à une marche en hommage aux victimes norvégiennes. REUTERS/Fabrizio Bensch

    Pendant les trois premiers jours après la tragédie qui a touché la Norvège, le vendredi 22 juillet 2011, le devant de la scène était occupée plutôt par les hommes politiques et la famille royale. La population assistait aux cérémonies qu’ils organisaient. La situation a radicalement changé lundi 25 juillet au soir. Environ cent mille personnes ont convergé spontanément vers le quartier de la mairie d’Oslo, réagissant à un appel lancé, à l’origine, par un internaute.

    Avec notre envoyé spécial à Oslo

    La capitale norvégienne n’est pas une grande métropole. Un tel nombre de manifestants était donc particulièrement impressionnant. Un rassemblement unique pas seulement par le nombre de participants mais surtout par son atmosphère. Déjà dans la rue, loin de la mairie, on se sentait porté par un véritable fleuve composé de Norvégiens et de fleurs.

    En effet, chaque manifestant tenait au moins une fleur dans la main. Difficile d’imaginer l’effet que cela a donné quand, à l’ouverture du rassemblement, cent mille personnes ont tendu leurs fleurs, en silence totale, vers le ciel, comme s’ils voulaient les donner aux presque cent personnes disparues dans le carnage du vendredi dernier. Et puis, quelques discours et un petit concert de quelques chanteurs et musiciens qui tenaient à faire vibrer leurs instruments comme s’ils pleuraient.

    Unité nationale

    A la manifestation d’hier soir, les représentants de tous les partis politiques sont venus avec une rose rouge à la main, pour exprimer leur solidarité avec les socialistes, qui ont perdu beaucoup de leurs jeunes membres et sympathisants lors de la fusillade de l’île d’Utoya.

    Bien sûr, la vie politique reprendra rapidement ses droits à l’approche des élections régionales prévues dans six semaines, mais les Norvégiens ne se rassemblent pas actuellement pour des raisons politiques. Ils veulent simplement être ensemble dans une situation où pratiquement personne n’arrive à comprendre ce qui s’est passé et surtout pourquoi.

    Lundi soir, ils ont senti qu’ils n’étaient pas seuls avec leurs interrogations, et qu’ils étaient nombreux à vouloir être ensemble. Et cela leur a fait, manifestement, le plus grand bien.

    Un bilan revu à la baisse

    Avec notre correspondant à Oslo, Grégory Tervel

    La police d’Oslo avait surestimé de dix-huit victimes le nombre de morts dans la fusillade d'Utoya. Cela explique que le bilan soit maintenant revu à la baisse.

    La faute à un excès de précipitation que justifie le directeur de la police, Oeystein Maeland : « La police et les services de secours avaient une tâche très difficile quand ils sont arrivés sur l’île. Il fallait donner la priorité aux survivants et à la sécurisation des lieux. Nous avons malgré tout décidé d’annoncer, dans la nuit de vendredi à samedi, un bilan de plus de quatre-vingts morts. C’était nécessaire car, à ce moment-là, la presse parlait encore d’une dizaine de morts et cela ne correspondait pas du tout à la réalité du terrain ».

    Par ailleurs, la directrice du service norvégien de renseignement et de sécurité intérieure (PST) a également expliqué pourquoi Anders Behring Breivik n’a jamais été repéré pendant les neuf années de préparation de son opération. D’après Janne Kristiansen, « c’était un loup solitaire que même la société est-allemande du temps de la Stasi n’aurait pas découvert. Pour attraper ce genre d’individus, il faudrait surveiller tout le monde et ce n’est pas la société que nous voulons. Nous devons donc aujourd’hui en payer le prix ».

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