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    Après le massacre en Norvège, des questions en suspens

    media Sur les rives, en face de l'île d'Utoya, l'hommage des Norvégiens aux victimes de la tuerie du 26 juillet 2011. © Reuters/Fabrizio Bensch

    Le « suspect » Anders Behring Breivik, dans la tuerie de l'île Utoya et l'attentat contre le siège du gouvernement norvégien, a passé la nuit de lundi à mardi en prison. Devant le juge, le 25 juillet, il a reconnu avoir déposé la bombe et tiré sur les jeunes militants travaillistes, mais il plaide non coupable. En Norvège, les mesures de prévention et de répression d'un tel massacre suscitent beaucoup d'interrogations. 

    « La police mérite un grand merci de la part des Norvégiens ». Ces propos ont été tenus ce mardi matin par le ministre de la Justice et de la police, Knut Storberget. Comme lui, les services de police refusent l’autocritique sur les deux points qui cristallisent les questions des médias.

    Bien qu’il se soit écoulé une heure entre l’alerte et l’intervention d’une force spéciale sur l’île d’Utoya, il n'était pas possible, selon la version officielle, d’arriver plus rapidement. La solution de l’hélicoptère aurait pris plus de temps car la police d’Oslo ne dispose pas, à proximité de son siège, d’autre chose que d’un hélicoptère d’observation, incapable de transporter des hommes.

    De la même manière, le service de renseignement et de sécurité intérieure (PST) estime n’avoir commis aucune erreur malgré le fait qu’Anders Breivik n’a jamais été repéré pendant les neuf années de préparation de son opération : « Breivik était un loup solitaire que même la Stasi en Allemagne de l’Est n’aurait pas débusqué », a expliqué sa directrice, Janne Kristiansen.

    Dans la population, l’atmosphère est toujours au recueillement. Aucune colère contre les autorités n’est perceptible. On verra dans les prochaines semaines si les Norvégiens choisissent de renforcer leur système de sécurité au détriment peut-être de l’ouverture qui caractérise leur société.

    Une inculpation pour « crimes contre l'humanité » ?

    Anders Behring Breivik a pour l'instant un statut de « suspect ». Il a reconnu les faits, mais son inculpation ne peut avoir lieu qu'au terme de l'enquête.

    Jusqu'à présent la police norvégienne a invoqué les dispositions du code pénal qui concernent le terrorisme. Il s'agit de la « destabilisation grave des fonctions essentielles de la société » et de l'intention de « semer la peur au sein de la population ». La peine maximale qui peut s'appliquer aux faits de terrorisme est de 21 ans. Mais, selon le procureur chargé de l'enquête, une disposition du code pénal vise, depuis 2008, les crimes contre l'humanité, passibles d'une peine de 30 ans de prison. La disposition pourrait s'appliquer à Anders Behring Breivik.

    Ce dernier a comparu lundi 25 juillet devant le tribunal d'Oslo. Le juge l'a placé en détention provisoire pour 8 semaines renouvelables. Il devra passer les 4  premières semaines en isolement total, pour ne pas gêner l'enquête.

    Son avocat, Geir Lippestad, a évoqué ce mardi devant la presse l'existence de « deux (autres) cellules en Norvège et de plusieurs cellules à l'étranger », alors que son client a affirmé « avoir agi seul ». Me Lippestad a estimé qu'Anders Behring Breiving, est « dément », sans préciser s'il s'agit de sa ligne de défense.

    La double attaque reconnue par le Norvégien de 32 ans a fait 76 morts, dont 68 dans la tuerie sur l'île d'Utoya, selon un bilan provisoire.

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