CROATIE - 
Article publié le : samedi 06 août 2011 à 00:18 - Dernière modification le : samedi 06 août 2011 à 00:18

L'histoire divise encore Serbes et Croates

Jadranka Kosor, Premier ministre croate, a redu hommage à deux ex-généraux condamnés par le TPI pour crimes de guere et crimes contre l'humanité, le 5 août 2011.
Jadranka Kosor, Premier ministre croate, a redu hommage à deux ex-généraux condamnés par le TPI pour crimes de guere et crimes contre l'humanité, le 5 août 2011.
REUTERS/Nikola Solic

Par RFI

Le chef du gouvernement croate a salué deux criminels de guerre croate au cours de la commémoration du 16ème anniversaire de l'opération Tempête qui avait mis fin au conflit entre Serbes et Croates en 1995. Malgré tous leurs efforts de réconciliation, l'histoire divise encore les deux ex-républiques yougoslaves.

La guerre d'indépendance lancée par les Croates est terminée depuis seize ans. Les relations entre les deux ex-républiques yougoslaves sont normalisées mais chacun conserve sa propre vision de l'histoire.

Jadranka Kosor, Premier ministre croate, en saluant la mémoire d'Ante Gotovina et Mladen Markac a heurté les proches des victimes serbes de cette guerre qui a fait plus de 20 000 morts et 500 000 déplacés.

L'opération Tempête, une attaque éclair contre la République serbe de la Krajina soutenue par l'Otan a permis à la Croatie de reprendre le contrôle de territoires aux mains des sécessionnistes serbes. Elle est intervenue après le massacre de musulmans par les Serbes à Srebrenica et elle a mis fin au conflit.

Mais selon le Tribunal pénal international, les anciens généraux Ante Gotovina et Mladen Markac ont laissé, sous leur autorité, massacrer plusieurs centaines de civils serbes. Ils ont été condamnés au mois d'avril pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité respectivement à 24 et 18 ans de prison. Toujours considérés comme des héros en Croatie, ils ont fait appel de leurs condamnations.

Le président croate, Ivo Josipovic, qui déploie des efforts dans le processus de réconciliation dans les Balkans, depuis son arrivée au pouvoir en 2010, tient un autre discours que son Premier ministre. Il a déclaré que la Croatie célébrait « non pas la guerre mais la paix et la liberté », « Un crime est un crime, a-t-il ajouté, et il faut le sanctionner. »

tags: Croatie - Serbie
Sur le même sujet :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(0) Réaction
Fermer