GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 21 Mai
Dimanche 22 Mai
Lundi 23 Mai
Mardi 24 Mai
Aujourd'hui
Jeudi 26 Mai
Vendredi 27 Mai
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Europe

    JMJ: l'Eglise espère raviver la flamme de la religion en Espagne

    media

    Au premier jour des Journées mondiales de la jeunesse ce mardi 16 août 2001 à Madrid, l'Espagne reste-t-elle l’un des principaux bastions de l’Eglise catholique ? Le choix de la capitale espagnole pour les JMJ n’est peut-être pas un hasard. Avec la venue du pape Benoît XVI le jeudi 17 août 2011, l’Eglise catholique espère raviver la religion, en perte de vitesse dans le pays. Près d’un million de jeunes chrétiens du monde entier sont attendus.

    Avec le règne des rois catholiques, l'Espagne a toujours constitué une société pieuse. De même, la période franquiste, de 1939 à 1977, s'est caractérisée par le monopole religieux de l'Eglise et par son emprise sur l'ensemble de la société. Une Espagne aux valeurs traditionnelles nationalistes et antimodernistes. Mais ces dernières décennies, la société a profondément changé. Elle s’est modernisée, démocratisée. De plus, l’immigration légale et illégale continue à en modifier la composition.

    Rupture avec le passé
     
    La Constitution de 1978 a proclamé la laïcisation des institutions. Pour la première fois dans l’histoire espagnole, le texte est développé par consensus et approuvé par référendum, après la dissolution des institutions du régime du dictateur Franco. La fin du franquisme a mis un terme aux valeurs qui lui étaient associées. Une mutation marquée par le mouvement culturel de « La Movida  », au début des années 80.
     
    « La Movida » (Movida madrileña) est le nom du mouvement culturel créatif né à Madrid, la capitale espagnole, et qui a touché l'ensemble du pays après la mort du général Franco. Ce mouvement, porté par la jeunesse en demande de renouveau, s’inscrit dans le contexte de démocratisation et de libération de cette période. « La Movida » a contribué à la modernisation et à l'intégration de la société espagnole dans l'Europe démocratique. Un mouvement culturel et artistique qui a rejailli sur les mœurs sociales.
     
    Réformes et changements
     
    La réforme de la loi simplifiant le divorce en 1981, la dépénalisation de l’avortement en 1985 ou la légalisation du mariage entre homosexuels en 2005 aussi, - « la pire chose qui ait pu arriver à l’Eglise catholique en 2000 ans », selon la Conférence épiscopale -, ont énormément contribué au changement de la société espagnole. Avec les socialistes au pouvoir en 2004, la société espagnole a continué à se libéraliser.
     
    Aujourd'hui, 73% des Espagnols se disent catholiques, contre 80% en 2002, et environ 14% disent aller à la messe. Les unions civiles ont dépassé les mariages religieux depuis 2009 et un enfant sur trois naît hors mariage. En 2010, les unions homosexuelles ont atteint 2,1%.
     
    En ce qui concerne l’euthanasie, le journaliste espagnol Juan G. Bedoya rappelle dans le quotidien El Pais que plus de 65% des jeunes Espagnols veulent la dépénaliser. Pour le théologien Juan José Tamayo, l'Eglise « est loin des préoccupations » des jeunes Espagnols.
     
    Les JMJ, un motif d’espérance pour l’Eglise
     
    Quant à savoir si l'Espagne représente une terre à reconquérir pour l'Eglise, Monseigneur Podvin, porte-parole des évêques de France, estime sur RFI que le fort recul de l’Eglise espagnole est dû aux mutations très grandes de la société. « Il y a pour le pays qui accueille (les JMJ) un défi à se renouveler », ajoute-t-il.
    L'Eglise en Espagne doit absolument regarder cette question (recul du catholicisme), comme d'ailleurs partout dans le monde.
    Monseigneur Podvin, porte-parole des évêques de France 10/10/2013 - par Bruno Daroux Écouter
    La Croix.fr du 12 août dernier rappelle que « dans un paysage catholique morose, marqué par la diminution de la pratique et des vocations », les Journées mondiales de la jeunesse « sont devenues pour l’Eglise un motif d’espérance. » Mais le site note cependant « le risque de voir se développer un événement de plus en plus important, en recherchant à tout prix les records de participations, dans une volonté d’affichage. »

    Les JMJ 2011 en chiffres

    * 10 000 km de fils pour confectionner les ornements des messes

    * Une superficie équivalente à 48 stades de football pour la messe finale

    * 1 million ou plus de jeunes catholiques attendus

    * 30 000 volontaires

    * 10 000 agents des forces de l'ordre

    * 150 équipes de bénévoles sanitaires pour apporter les premiers soins

    * 15 000 anciens des JMJ en soutien

    * Les profils des JMJ sur Facebook en 21 langues

    * 300 manifestations culturelles prévues

    * 200 confessionnaux installés au centre de Madrid

    * 14 000 prêtres concélèbreront avec le pape

    * 800 évêques présents (le 5e des évêques du monde entier)

    * Un autel de 195 mètres de long

    * 4 700 journalistes accrédités

    (Source : AFP)

    Dans les archives :

    RFI 2010 : En Espagne, le pape appelle l'Europe à s'ouvrir à Dieu

    RFI 2010 : Benoît XVI : la foi chrétienne doit «retrouver une nouvelle vigueur» en Europe

    RFI 2008 : Sydney accueille les JMJ

    RFI 2005 : Benoît XVI au défi des JMJ à Cologne

    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.