GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 19 Août
Mardi 20 Août
Mercredi 21 Août
Jeudi 22 Août
Aujourd'hui
Samedi 24 Août
Dimanche 25 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Europe

    Le sommet franco-allemand prône une gouvernance renforcée de la zone euro

    media Nicolas Sarkozy et Angela Merkel à Paris sur le perron de l'Elysée, le 16 août 2011 REUTERS/Philippe Wojazer

    Renforcer la gouvernance de la zone euro. C'est la réponse de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, réunis le 16 août 2011 à Paris, pour rassurer les marchés inquiets. Le président français et la chancelière allemande ont préconisé trois mesures : le renforcement de la gouvernance de la zone euro, l'inscription dans la Constitution des 17 Etats membres d'une règle d'or obligeant à un retour à l'équilibre budgétaire et l'instauration d'une taxe sur les transactions financières. Finie la cacophonie de ces derniers jours, Paris et Berlin ont parlé d'une même voix.

    En finir avec le laisser-aller qui a conduit la Grèce au bord de la banqueroute et qui menace aujourd'hui l'existence même de la monnaie unique. C'est en substance ce que cherchent à imposer Nicolas Sarkozy et Angela Merkel à leurs homologues de la zone euro avec cette proposition d'inscrire dans la Constitution des 17 Etats membres de l'Union montéaire l'engagement d'un retour à l'équilibre budgétaire.

    Cette règle d'or existe déjà en Allemagne. Elle est en cours d'adoption en France, non sans difficulté d'ailleurs. Paris et Berlin veulent en faire une règle contraignante pour l'ensemble de la zone euro.

    Une zone euro qui sera désormais dotée d'un gouvernement économique, avec à sa tête un président nommé pour deux ans et demi, et qui se réunira aux moins deux fois par an. Plus question de donner l'impression aux marchés qu'il n'y a pas de pilote aux commandes de l'Union monétaire.

    Des propositions qui s'inscrivent dans la durée. Paris et Berlin n'ont pas voulu en effet céder aux sirènes des marchés. Mais rien n'indique que cela suffira à calmer les spéculateurs qui depuis plusieurs semaines attaquent les pays les plus fragiles de la zone euro.

    Les réactions politiques

    En France, le centriste Jean-Louis Borloo salue l'annonce de l'instauration d'une taxe sur les transactions financières mais réclame d'autres mesures pour lutter contre la spéculation. Les responsables socialistes, en revanche, déplorent le refus de mutualiser la dette des pays membres de la zone euro. Martine Aubry a jugé cette rencontre « très décevante » et François Hollande parle d’« un grand pas en arrière » de Nicolas Sarkozy.

    Pour les marchés, ce n'est visiblement pas le grand ouf de soulagement. L'inquiétude est toujours là : l'euro chute face au dollar. Les Bourses aux Etats-Unis ont terminé mardi 16 août dans le rouge. Ce mercredi 17 août, c'est plutôt mitigé sur les places asiatiques : le Nikkei baisse au Japon alors que Honk-Kong est légèrement en hausse.

    Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Tibault

    En Allemagne, les réactions à la fois dans la classe politique et dans la presse sont globalement satisfaisantes sur les mesures annoncées.

    Une culture de stabilité va à l’avenir prévaloir pour l’euro. C’est un signe fort pour les marchés. Le ministre libéral de l’Economie Philipp Rösler a réagi positivement après la rencontre Sarkozy-Merkel.

    Les écologistes ont salué dans l’opposition l’instauration d’une règle d’or et d’un gouvernement économique en regrettant que ses compétences ne soient clairement définies. En revanche, la gauche radicale évoque, elle, des mesures néolibérales qui ne fonctionnent plus.

    La presse allemande demande à voir. Plusieurs journaux parlent d’un signe fort donné par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. Mais d’autres évoquent des déclarations de bonnes intentions. Les commentateurs soulignent surtout que Paris et Berlin ne décident pas seuls et devront convaincre leurs partenaires d’adopter les propositions formulées le 16 août.

    La presse allemande aimerait aussi en savoir plus sur les compétences d’un futur gouvernement économique européen et sur le caractère contraignant des mesures annoncées.

    Enfin, la presse allemande revient sur le débat relatif aux euro-obligations. Plusieurs commentaires estiment que leur rejet par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel n’a rien de définitif. Elles sont inévitables pour le General-Anzeiger de Bonn.

    Avec notre bureau à Bruxelles,

    A l’issue de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, le président de la Commission européenne et le commissaire aux Affaires économiques se sont fondus d’un communiqué pour souligner tout le bien qu’ils pensent des annonces franco-allemandes.

    Elles vont selon eux dans le sens de ce qu’appelle la Commission déjà depuis longtemps de ses vœux, à savoir un véritable gouvernement économique de la zone euro. Pour eux, la proposition de sommet biannuel, les dirigeants de la zone et la nomination d’un président stable pour cette instance, a priori le président du Conseil européen Herman Van Rompuy, contribuera à « un leadership politique plus stable et plus fort ».

    Pour la Commission européenne, le principe d’un équilibre budgétaire qui serait désormais gravé dans le marbre, semble une garantie suffisante pour l’efficacité de ce gouvernement économique. Un gouvernement économique dont le contenu reste très flou. L’adoption de cette règle est vue par certains en Europe comme un moyen de palier à l’absence de contrôle budgétaire réciproque.

    Le rejet de la création d’euro-obligations par le couple franco-allemand risque en revanche fort de décevoir ceux qui estimaient en Europe que partager les risques de la dette serait le moyen le plus rapide d’arriver à un gouvernement économique puisqu’elle amènerait par défaut une régulation des budgets de chacun.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.