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Article publié le : jeudi 03 novembre 2011 - Dernière modification le : jeudi 03 novembre 2011

Crise de la dette: cacophonie au sein du gouvernement grec

Georges Papandréou, Premier ministre grec (G) et Evangélos Vénizélos (D), ministre des Finances, à Athènes, le 17 juin 2011.
Georges Papandréou, Premier ministre grec (G) et Evangélos Vénizélos (D), ministre des Finances, à Athènes, le 17 juin 2011.
Reuters / John Kolesidis

Par RFI

Le gouvernement grec a démarré une réunion d'urgence en milieu de journée, ce jeudi 3 novembre. Une réunion convoquée par le Premier ministre Georges Papandreou, lequel est sous le feu des critiques, de ses partenaires européens qui l'ont rappelé à l'ordre mercredi 2 novembre dans la soirée à Cannes, mais aussi des membres de son parti, le PASOK, depuis qu'il a annoncé un référendum sur le plan de sauvetage de la Grèce. Au sein de son gouvernement, un certain nombre de ténors, dont le ministre des Finances, ne sont pas d'accord avec lui. La crise est ouverte. Une démission de Papandréou n'est pas exclue. 

Une réunion d’urgence du gouvernement a été convoquée en fin de matinée au Parlement grec. Les ministres sont entrés les uns après les autres. Certains ont appelé le peuple grec à l’unité. Il s’agit maintenant de décider des suites politiques des derniers événements. En clair : est-ce que le gouvernement Papandréou peut continuer à gouverner ou pas. Tout peut arriver. On s’attend même à démission du Premier ministre.

Ce matin il a perdu l’un de ses plus fort soutiens, le ministre des Finances Evangélos Vénizélos, qui s’est prononcé contre un référendum sur l’appartenance de la Grèce à la zone Euro. Ce dernier estime que l'appartenance de la Grèce à la zone euro est une « conquête historique» du pays qui ne peut pas être mise en doute. Et il ajoute : « Cette réussite du peuple grec ne peut dépendre d'un référendum... »

Le PASOK divisé

Vénizélos est une très forte personnalité politique, qui avait été choisie par Papandréou lors de son précédent coup de poker politique, en juin dernier. Mais ce sont aussi deux rivaux historiques au sein de leur parti, le Pasok. Vénizélos s'est-il offusqué de la décision de Papandréou d'organiser un référendum et tente-t-il d'en reprendre ainsi le contrôle? A moins que ce ne soit une tentative de rebrousser chemin sous la pression européenne... Rien n'est à exclure pour l'instant.

En tous cas, c’est la cacophonie complète puisque Papandréou a affirmé à Cannes que le référendum porterait justement sur l'appartenance du pays à la zone euro. Cacophonie d'autant plus forte que d’autres ministres ont également protesté contre l’initiative du Premier ministre. Deux députés du PASOK l'ont, en outre, lâché  en annonçant qu’ils ne lui accorderaient pas leur confiance ce vendredi lors du vote au Parlement.

Si George Papandréou démissionne, un gouvernement d’union nationale n'est pas exclu. C’est en tous cas ce que demandent certains députés du PASOK, mais l’opposition de droite de Nouvelle démocratie réclame plutôt de nouvelles élections. Son leader, Antonis Samaras, n’a jamais trouvé un terrain d’entente avec George Papandréou. C’était déjà le cas lors de la précédente crise politique, en juin dernier. A présent leurs relations se sont encore détériorées. En tous cas, si gouvernement d’union nationale il y a, ce sera sans Papandréou.

Les Grecs majoritairement attachés à l'Union européenne

D'après les sondages, les Grecs dans leur ensemble restent attachés à la zone euro comme ils restent attachés dans une écrasante majorité à l'Union européenne. Il ne faut pas confondre la politique d'austérité sans précédent engagée dans le pays depuis un an et demi et le sentiment européen, profondément ancré ici.

D'après un sondage paru dans le journal To Vima ce week-end, plus de 72 % des Grecs veulent rester dans l'euro. C'est le problème d'un tel référendum posé en cette période de tension extrême ; le risque est que les Grecs ne répondent pas à la question posée.

 

 

tags: Grèce - Union Européenne
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Commentaires (1)

L'équation est simple à la

L'équation est simple à la place de la Grèce, l'UE doit faire entrer la Libye dans la Commission même si c'est elle est régie par la Charia et finit la crise avec ses corollaires plans d'austérités .

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