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    Europe

    L'Italie sous la surveillance du FMI

    media Le chef du Conseil italien Silvio Berlusconi, Rome, le 15/07/2011. Reuters

    Le Sommet du G20 de Cannes a confirmé le 4 novembre la mise sous surveillance de l'Italie, autre pays d'Europe, où culmine la crise de la dette. Aux cotés de la Commission européenne, le Fonds monétaire international va désormais contrôler les engagements budgétaires de Rome. La décision est avant tout destinée aux marchés qui depuis plusieurs semaines malmènent la troisième économie de la zone euro.

    Avec notre envoyée spéciale à Cannes, Mounia Daoudi

    L’Italie n’est pas la Grèce. Silvio Berlusconi n’a pas été convoqué ni sermonné comme l’a été Georges Papandréou, le Premier ministre grec. C’est du moins ce que cherche à faire croire Herman Von Rumpoy, le président du Conseil européen :

    « Toutes les discussions que nous avons eues avec les autorités italiennes se sont déroulées dans une atmosphère très sereine. Il n’y a pas eu de diktat, nous n’avons pas cherché à leur imposer quoique ce soit. C’était une atmosphère de coopération. La situation en Italie et totalement différente de celle qui existe en Grèce. Totalement différente ».

    Alors que la crise est pourtant grave, Silvio Berlusconi ne peut pas s’empêcher de fanfaronner : « Le Fonds monétaire international a proposé avec une grande courtoisie de nous prêter de l’argent. Nous avons refusé cette offre en le remerciant naturellement. Parce que nous estimons qu’il n’est pas nécessaire qu’il y ait une intervention de ce genre ».

    Et si le Caveliere affiche une telle confiance, c’est qu’il sait qu’il peut compter sur le soutien des Européens. Selon le président français Nicolas Sarkozy  : « Il y a des institutions qui sont la BCE, le FMI qui sont prêts à intervenir en cas de besoin. Et l’Italie n’est pas seule ».

    Une solidarité qui ne pourra tenir que si l’Italie respecte ses engagements.

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