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    Europe

    En Estonie, le Festival du film «Nuits noires» de Tallinn fête ses quinze ans

    media La directrice du Festival du film «Nuits noires» de Tallinn, Tiina Lokk. Kèoprasith Souvannavong / RFI

    Le Festival du film « Nuits noires » de Tallinn, capitale européenne 2011 de la Culture, s'est ouvert avec faste hier soir, vendredi 18 novembre 2011, avec la projection de Either Way, une tragi-comédie de l'Islandais Hafsteinn Gunnar Sigurðsson. Le festival, surnommé « PÖFF », est pourtant né en 1997 à un moment où l'industrie du cinéma était en pleine crise en Estonie : fermetures des salles les unes après les autres, soutien minimal voire inexistant du gouvernement pour la production, la distribution et les exploitants.

    « Après l'indépendance du pays en 1991, personne n'a su comment redresser le secteur, car tout était géré depuis Moscou sous l'ère soviétique », confie la directrice du festival, Tiina Lokk. Malgré tout cela, en quinze ans, le PÖFF est devenu l'un des plus grands festivals en Europe du Nord, alors que l'Estonie, qui compte seulement 1,363 million d'habitants pour une superficie de 45 227 km2, ne représente qu'un marché minuscule. Entretien.

    RFI : Comment vous est venue l'idée de créer en 1997 le Festival du film « Nuits noires » de Tallin, surnommé ici le « PÖFF » ?

    Tiina Lokk : Le PÖFF est né dans une période difficile pour l'industrie du cinéma en Estonie : l'aide de l'Etat pour le secteur avait beaucoup diminué, aussi bien pour la production, la distribution que pour les salles de cinéma, et les films grand public régnaient en maîtres sur le marché national. Nous voulions inciter les gens à se poser des questions : « Qu'est-il advenu des films de différents pays ? Qu'est-il arrivé au cinéma estonien ? » Organiser un festival semblait alors la meilleure réponse. Grâce au soutien des ambassades des pays nordiques, nous avions donc mis en place un programme incluant des films des pays nordiques mais aussi d'autres pays européens. Ce petit projet - développé sous l'impulsion de Filmimax, une société de distribution de films d'auteurs - s'est finalement transformé en un grand festival international comme vous pouvez le constater aujourd'hui.

    RFI : Reconnu par la FIAPF (la Fédération internationale des associations de producteurs de films, chargée de contrôler la conformité des festivals), votre festival peut en effet s'enorgueillir d'avoir admis plus de 65 000 participants et accueilli quelque 450 invités internationaux l'an dernier. Mais pourquoi l'avoir appelé « Nuits noires » de Tallin ?

    T.L. : C'est venu lors d'une discussion avec Eva Lille, l'attachée culturelle finlandaise de l'époque. Nous étions dans un restaurant italien à Tallinn et nous nous demandions quel nom nous allions pouvoir donner à ce festival. Jusqu'à ce qu'Eva dise : « Pourquoi ne pas l'appeler ' Nuits noires ', par opposition aux nuits blanches de l'été ? » Ce fut pour moi un déclic, car j'avais tout de suite compris que nous pouvions bâtir quelque chose de grand autour de cette idée. Et cela a marché ! La première édition s'est tenue dans une atmosphère féérique de la fin du mois de novembre, en pleine lune. Le loup, figure emblématique de notre festival, symbolise la solitude et le mystère d'un côté, la solidarité et la fraternité de l'autre.

    RFI : La spécificité du PÖFF est d'être un festival compétitif spécialisé, qui comprend plusieurs petits festivals.

    T.L. : C'est vrai, le PÖFF a une structure vraiment compliquée. En estonien, je l'appelle le « festival nid d'abeille ». C'est en fait un ensemble de petits festivals rassemblés autour d'un grand.

    Le programme principal du PÖFF offre trois compétitions internationales : EurAsia, la compétition Tridens Baltic pour les longs métrages, et la compétition Nord-américaine pour les films indépendants. Sans oublier des programmations spéciales comme le Choix de la critique, en coopération avec Screen International (un magazine britannique consacré à l’industrie du cinéma et qui couvre les festivals les plus importants, NDLR), et les nombreuses rétrospectives.

    Aujourd'hui, le PÖFF compte trois sous-festivals qui ont grandi indépendamment des différentes sections relevant du festival principal :
    - Animated Dreams, le festival de films animés, qui organise une compétition pour courts métrages animés, une rétrospective d’un réalisateur et des programmations spéciales,
    - Just Film, le festival de films pour enfants et jeunes, avec une section compétitive et aussi des programmations spéciales,
    - Sleepwalkers, le festival des courts métrages et films étudiants. Il inclut une compétition internationale de films étudiants et une compétition nationale de courts métrages estoniens.

    RFI : Tout cela sans compter deux marchés du film pour les professionnels de l’industrie cinématographique, le Black Market Industry Screenings et le Baltic Event ?

    T.L. : Effectivement, en plus de ces sous-festivals, nous avons le Black Market Industry Screenings, un marché du film focalisé sur les productions venant des régions voisines, à savoir les pays baltes, les pays de l’Europe centrale et orientale, les pays nordiques, la Russie et les pays de l’Asie centrale comme le Kazakhstan et le Kirghizistan, entre autres. Le Black Market Industry Screenings comprend tout un programme de séminaires appelé Industry Days ainsi qu'un marché des droits littéraires, le Books To Films.

    Il y a également le Baltic Event, un marché du film et de coproduction, devenu très important pour la région puisqu'on y projette des longs métrages les plus récents des pays baltes. Pour ce qui relève de la coproduction, le marché est ouvert aux projets en provenance des pays baltes, d'Europe centrale et orientale, de Russie et des pays scandinaves.

    Par ailleurs, nous sommes en train de développer le Black Market Online, un marché du film en ligne de type B2B, avec des projets ouverts, là aussi, à des pays et régions que je viens de citer.

    RFI : Près de 500 films seront projetés cette année aux « Nuits noires » de Tallinn. Y a-t-il une dominante ou une thématique particulière pour ces films ?

    T.L. : Le programme principal comprend 219 films et les sous-festivals 262. Ces films proviennent de plus de 70 pays.
    S'agissant de la dominante, notre but est de créer un programme riche et de qualité qui pourrait intéresser tant les spectateurs que les jurys internationaux et locaux. Etant donné notre histoire et notre situation géographique, nous avons accès à plusieurs cultures et marchés qui ne sont pas communs au reste de l'Europe. Par exemple, notre compétition EurAsia présente des films d'une qualité remarquable, et beaucoup d'entre eux ne peuvent pas être vus ailleurs.

    Pour consulter le programme du 15e Festival du film « Nuits noires » de Tallinn (du 18 au 30 novembre 2011) : http://2011.poff.ee/eng/films/programmid
     

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