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    Europe

    Léger revers pour le parti au pouvoir en Russie

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    C'est un succès au gout amer pour le parti au pouvoir en Russie. Les derniers résultats des législatives, du dimanche 4 décembre 2011, accordent un peu moins de 50% des voix à Russie unie le parti du président Dmitri Medvedev et du Premier ministre Vladimir Poutine. Un score en net recul, de 15 points, par rapport aux précédentes législatives en 2007. Mais le parti conserve la majorité absolue à la Douma avec 238 sièges sur les 450 que compte le Parlement.

    Avec notre correspondante à Moscou, Anastasia Becchio

    Même si dans les faits, Russie unie devrait conserver sa majorité absolue en sièges grâce à un système complexe de répartition des voix, le recul du parti au pouvoir était attendu. Avec un taux de popularité qui n’excédait pas les 40% dans les derniers jours de la campagne, il pouvait difficilement répéter le score de 2007, qui lui avait donné la majorité des 2/3 à la Douma. Personne, y compris au sein du parti, ne se faisait d’illusion.

    Reste que ce résultat peut avoir un goût amer pour l’homme fort du pays, Vladimir Poutine, au pouvoir depuis 11 ans, qui a fait part sa volonté de revenir au Kremlin en septembre dernier. Depuis cette annonce, sa popularité n'a fait que chuter.

    Une place pour l’opposition

    Cette déception pour Russie unie profite tout d'abord au Parti communiste, en progression de 4%, avec 19% des voix. Guennadi Ziouganov y voit un signal adressé au Kremlin. « Maintenant, dit le chef du Parti communiste, Russie unie va devoir faire de la place à l’opposition ».

    L’opposition, qui outre les communistes, sera également représentée par les deux autres formations déjà présente au Parlement : le parti de centre gauche Russie juste, qui passe devant le Parti libéral démocrate, avec près de 13% des suffrages, contre près de 12% au mouvement nationaliste.

    En revanche, trois autres partis en lice ne passent pas le seuil des 7% requis. C’est le cas du parti d’opposition libérale Iabloko, crédité de moins de 3% des voix. La direction de Iabloko a annoncé qu’elle allait contester le résultat de cette élection.

    Hier, tout au long de la journée, les accusations de fraudes se sont multipliées, de la part des partis, comme des associations, qui veillent au déroulement du scrutin. Les sites indépendants affirment avoir été victimes de cyber-attaques. Le site de l'ONG Golos est d’ailleurs toujours inaccessible ce matin.

    Réactions dans la presse russe ce lundi

    « Ce qui compte, ça n’est pas qui vote, mais qui compte les votes » : le quotidien Moskovskij Komsomolets rappelle la célèbre phrase de Staline, qui retrouve du sens à l’issue du vote d’hier, aux yeux de la presse.

    « Si la société avait besoin d'une confirmation que les élections sont bricolées, la confirmation est là : la nervosité et la réaction hystérique des autorités face aux tentatives légales et pacifiques de contrôler le déroulement du scrutin », note Vedomosti. Le président du parti d’opposition libérale Iabloko, a affirmé qu'à Moscou tous les observateurs de son parti avaient été obligés de sortir des bureaux de vote avant le dépouillement des bulletins. La Komsomolskaya pravda note que le la direction du parti pourrait appeler ses partisans à sortir dans la rue.

    Moscow Times rappelle que des dizaines de militants de l’opposition ont été arrêtés par la police à Moscou pour avoir tenté de manifester contre ces élections. Kommersant souligne que le parti au pouvoir « va maintenant devoir chercher des partenaires » à la Douma. Mais ces résultats signifient-ils que la Russie entre dans une nouvelle ère, celle d’une politique honnête ? Pour le Moskovskij Komsomolets, la réponse est non. L’équilibre du pouvoir ne s’est pas radicalement transformé. Vladimir Poutine n’a fait que libérer un peu de pression.

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