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    Europe

    Sommet Union européenne-Russie: Dmitri Medvedev sur la défensive

    media Le président russe Dmitri Medvedev à Prague, le 8 décembre 2011.

    Le président russe Dmitri Medvedev participe, ce jeudi 15 décembre 2011, au sommet Union européenne-Russie à Bruxelles. La crise de la zone euro, la coopération énergétique et la question de la suppression des visas sont les principaux dossiers évoqués. Parmi les questions qui ne figurent pas à l’ordre du jour, on s’attendait à ce que soient mis sur la table les thèmes sensibles de la Syrie et de l’Iran, mais aussi les troubles postélectoraux en Russie.

    De notre correspondante à Moscou

    Sur le sujet des troubles postélectoraux qui touchent actuellement la Russie, l’opposition libérale espère que les autorités de Bruxelles adopteront une position ferme. En effet, depuis les législatives du 4 décembre, émaillées selon eux de fraudes, les opposants ont multiplié les voyages à Bruxelles.

    En début de semaine, l’ancien Premier ministre Mikhaïl Kassianov était venu appeler les dirigeants européens à ne pas pratiquer la realpolitik face à Vladimir Poutine. Il avait été précédé quelques jours plus tôt d’une autre délégation qui comptait dans ses rangs une représentante de la société civile, l’opposante Evguénia Tchirikova. Selon la jeune femme, qui s’est fait connaître pour son combat pour la préservation de la forêt de Khimki au nord de Moscou, où doit passer la future autoroute Moscou-Saint-Pétersbourg, « certains députés du Parlement européen ont encore des illusions sur le fait que le régime de Poutine est libéral. Visiblement, le gaz russe produit un tel effet sur eux que leurs yeux et leur cerveau se déconnectent », conclut la jeune femme qui n’a jamais sa langue dans sa poche.

    Après l’annonce des résultats du scrutin du 4 décembre qui a vu la victoire du parti Russie unie de Vladimir Poutine, avec 49,3% des voix, et les troubles qui ont suivi, plusieurs pays, dont la France et l’Allemagne, ont adressé des critiques à la Russie. Elles ont provoqué l’irritation de Moscou. Le ministre des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, a appelé les pays européens à se concentrer sur leurs propres problèmes, et notamment sur la crise financière.

    « Poutine ne sera pas réélu »

    Mais les députés européens estiment que la situation est préoccupante, à l’instar d’Alain Lamassoure. Le président de la commission des Budgets au Parlement de Strasbourg estime que « les dernières élections se sont déroulées dans des conditions qui ne sont pas satisfaisantes. Le sort fait à l’opposition, depuis, est encore moins satisfaisant. Au-delà des problèmes proprement politiques, on voit bien que depuis une dizaine d’années, la Russie fait reposer son développement économique essentiellement sur la production d’hydrocarbures, de gaz et de pétrole et pas assez sur la diversification de son économie. C’est un partenaire naturel très important, pour l’Union européenne, qui doit respecter l’indépendance de la Russie, mais, en même temps, contribuer à convaincre les Russes qu’il est temps qu’ils s’adaptent au XXIe siècle qui est celui du développement économique, durable et de la démocratie », poursuit Alain Lamassoure.

    Ce mercredi 14 décembre, le Parlement européen a adopté une résolution demandant l'organisation de « nouvelles élections libres et régulières » en Russie. Mais cette requête a bien peu de chances d’être entendue par le Kremlin. Selon Fiodor Loukianov, rédacteur en chef de la revue La Russie dans la politique internationale, Moscou n’y répondra pas, d’autant que l’Union européenne a bien d’autres préoccupations. « Les eurodéputés font beaucoup de déclarations, explique l’expert. C'est vrai que la situation politique générale en Russie devient de plus en plus tendue, mais je pense que les réactions étrangères sont moins importantes qu'avant. Ca ne va pas dépasser le stade de la rhétorique ».

    Le pouvoir russe est resté sur sa ligne après la manifestation massive de samedi dernier qui a réuni entre 50 et 80 000 personnes selon les sources, à Moscou. Dmitri Medvedev a dit qu’il y aurait des vérifications des cas supposés de fraudes aux élections, mais il a entériné par décret la formation de la nouvelle Douma qui se réunira pour sa première séance le 21 décembre.

    Toutefois, le politologue indépendant Stanislav Belkovski estime que les pressions étrangères, comme la résolution des parlementaires européens pourront avoir un effet à plus long terme. Selon lui, « il est clair que Poutine et consorts vont ignorer cette résolution, mais indirectement, pour une partie de la population, c'est un pas positif, parce que plus l'Occident critique Poutine, moins il devient légitime à l'intérieur du pays, parce qu'aujourd'hui, la société russe, celle qui est active, ne s'oppose pas à l'Occident. Au contraire, elle veut que la Russie soit l'Europe, et non pas une province asiatique, comme le veut Vladimir Poutine avec son union eurasiatique ». Le politologue prédit d’importants chamboulements au sein de la société russe : « On ne sait pas encore comment ces changements vont se produire, mais je suis persuadé qu'ils arriveront. Poutine ne terminera pas son mandat c'est aujourd'hui très clair et en tout cas, il ne sera pas réélu, parce qu'en 2018, personne ne votera pour lui ».

    (dossier réalisé en collaboration avec Béatrice Leveillé

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