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Au Pays Basque espagnol, mobilisation massive pour les prisonniers de l'ETA
Une manifestation en faveur des prisonniers de l'ETA a été organisée samedi 7 janvier 2012 à Bilbao, dans le Pays Basque espagnol. Les sympathisants du mouvement abertzale se sont mobilisés en masse. On a battu le ban et l’arrière-ban, plus de 300 autocars ont été affrétés pour amener les manifestants. C'était une démonstration de force, la première depuis l’arrivée du gouvernement Rajoy au pouvoir.
Avec notre correspondante à Barcelone, Martine Pouchard
Des milliers de personnes - de nombreuses familles de prisonniers du mouvement terroriste en tête - ont fait acte de présence derrière une grande banderole où l’on pouvait lire en espagnol et en français la principale des revendications : le retour des Etarras au Pays Basque. Il s’agissait de se faire entendre à Madrid.
Mariano Rajoy et son gouvernement ne feront aucune concession. Le nouveau Premier ministre l’a affirmé très clairement dès le début de son mandat : « On ne vous doit rien ». Le ministre basque de l'Intérieur Adolfo Ares a déclaré que le rapprochement géographique au Pays Basque et des mesures de clémence ne pouvaient pas être envisagées dans les circonstances actuelles.
Le Parti nationaliste basque, comme le Parti socialiste, n’ont pas participé à la marche. Il considère que les revendications de la mouvance proche d’ETA sont peu réalistes. Le collectif des victimes du terrorisme vient d’ailleurs de suggérer l’organisation d’une autre manifestation pour s’opposer « à l’impunité des membres d’ETA ». 522 terroristes sont emprisonnés dans les prisons espagnoles et 143 dans les établissements pénitentiaires français.

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A la lecture de ce papier on comprend bien que la correspondante à Barcelone de RFI n'était pas à Bilbao pour couvrir la manifestation.
Premièrement: la banderole n'était pas écrite en espagnol et en français mais en basque et en anglais.
deuxièmement: elle ne réclamait pas "le retour des etarras" mais le rapprochement des prisonniers basques au Pays Basque. Parmis ces prisonniers certains sont membres d'ETA, d'autres sont membres d'organisations politiques, mouvement de jeunes et autres organisations qui ont été interdites ces dernières années dans l'Etat espagnol (citons le cas d'Arnaldo Otegi, porte-parole indépendantiste, emprisonné pour avaoir fait partie de la direction de Batasuna). En Basque il était écrit les prisonniers basques au Pays Basque avec tous leurs droits (droit d'étudier, d'être libéré au 3/4 de peine comme les autres prisonniers etc.) et en Anglais: repatriate basque prisonners (rapprochement des prisonniers basques) car les normes internationales préconisent l'incarcération des prisonniers au plus proche de leurs familles pour favoriser la réinsertion et ne pas faire subir une peine aux familles. A noter qu'il y avait entre 90 000 et 110 000 personnes à la manifestation pour une population de moins de 4 000 000 d'habitants. Une manifestation de ce type à Paris en rapport avec la population de l'Hexagone donnerait plus d'un million de manifestants.