Italie / Naufrage - 
Article publié le : mercredi 18 janvier 2012 à 00:30 - Dernière modification le : lundi 23 janvier 2012 à 10:41

Le commandant du «Costa Concordia» nie sa responsabilité malgré les charges accablantes

Le commandant du «Costa Concordia», Francesco Schettino, lors de son arrivée chez les enquêteurs à Grosseto, le 17 janvier 2012.
Le commandant du «Costa Concordia», Francesco Schettino, lors de son arrivée chez les enquêteurs à Grosseto, le 17 janvier 2012.
Reuters

Par RFI

Le commandant du paquebot qui s'est échoué vendredi 13 janvier au large d'une île en Toscane continue de nier en bloc les accusations qui pèsent contre lui. Pourtant, les éléments à charge s'accumulent. Francesco Schettino a été libéré dans la nuit de mardi à mercredi et assigné à résidence.

Dialogue entre un garde-côte et le commandant

Remontez à bord, maintenant c'est moi qui commande, il y a déjà des cadavres Schettino !

 

18/01/2012 par RFI

Francesco Schettino maintient sa version et nie avoir abandonné le navire. Il a même expliqué aux magistrats enquêteurs, qui l'ont interrogé ce mardi 17 janvier pendant trois heures, que la direction qu'il a fait prendre au navire après le choc a permis de sauver des milliers de vies. Cependant, l'enquête de la capitainerie démontre le contraire. Cette manœuvre n'était pas volontaire : selon eux, les moteurs étaient déjà inondés et en avarie.

Homicides multiples

Mis en examen pour homicides multiples, naufrage et abandon de navire, le commandant a commis de nombreuses erreurs et les témoignages sont plus accablants les uns que les autres. Il aurait délibérément dévié le paquebot de sa trajectoire initiale pour parader, comme l’affirme un autre commandant.

Il n'a pas non plus lancé de SOS et s'est borné, une heure après l'accident, à signaler un simple problème technique. Mais surtout - et c'est ce qui fait le plus scandale - il a quitté le navire plusieurs heures avant les derniers passagers, comme le prouve un enregistrement sonore.

Il s’agit d'une conversation téléphonique entre le commandant Schettino et la capitainerie du port de Livourne. L'échange est houleux et accablant pour le suspect. En pleine opération d'évacuation vers 1h00 du matin, le capitaine n'est déjà plus sur le paquebot. Il s'obstine malgré les ordres à ne pas remonter à bord, arguant qu'il peut coordonner les secours depuis la terre ferme. Une terre ferme que les derniers passagers secourus n’ont pu rejoindre qu'à 6h00 du matin, soit plus de cinq heures après le commandant.

tags: Italie - Justice - Tourisme - Transport
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