Naufrage du «Costa Concordia»: les plongeurs découvrent des éléments capitaux pour l’enquête
En Italie, le bilan s'alourdit près de l'île italienne de Giglio. Huit jours après le naufrage du Costa Concordia, le corps d'une douzième victime a été découvert dans l'épave, samedi 21 janvier 2012. Il s'agit d'une femme qui n'a pas encore été formellement identifiée. Une vingtaine de personnes sont toujours portées disparues et les recherches pour tenter de les retrouver ont une nouvelle fois été interrompues ce dimanche en raison de nouveaux mouvements du bateau. Mais ces derniers jours, les plongeurs ont tout de même pu découvrir de nombreux éléments qui devraient aider les enquêteurs lors des investigations qui s’annoncent longues et difficiles.
Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir
Après le naufrage du Costa Concordia, il faut s’attendre à des enquêtes longues et très délicates. Il s’agit d’une part de déterminer ce qui s’est réellement passé à bord du navire de croisière avant la catastrophe et durant les 68 minutes qui se sont écoulées entre l’heure où le bateau a heurté un rocher et le moment où l’ordre d’évacuation a été donné par le commandant, et d’autre part d’identifier tous les responsables tant du côté de l’équipage, que de celui de l’armateur.
Ces derniers jours, les recherches menées par les scaphandriers du corps militaire des carabiniers ont permis de trouver des objets fondamentaux pour aboutir -peut-être- à la vérité sur le drame. D’abord, les vidéos qui contiennent les images filmées de la passerelle de commande jusqu’au moment de l’accident. Ensuite, la seconde partie de la boîte noire, très précieuse pour l'enquête.
Enfin, après deux jours de vaines tentatives, le coffre-fort personnel du capitaine, situé dans sa cabine et qui devrait contenir des documents très importants, a enfin été découvert selon les déclarations des enquêteurs. Les scaphandriers ont également retrouvé la valise et le passeport du commandant Francesco Schettino, saisis eux aussi par le parquet de Grosseto au sud de la Toscane.

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Commandant bling-beurk et camarde gourmande
Les croisières sur mastodontes flottants ont versé leur pizzo à la Camarde gourmande. Un commandant d’abord bling-beurk, gominé à s’en servir pour graisser les petits coins couinants, paradeur comme un troupeau de kakous, incompétent et pleutre. Un punching-ball ambulant donc. Ne nous y attardons pas. Le tourisme de masse paye ainsi sa trop grande décontraction et révèle les instincts arriérés submergeant une part des voyageurs dès le danger ressenti et l’évacuation à l’horizon. Les voyages ouvrent l’esprit et favorisent l’empathie ? Démonstration : je suis costaud et j’écrase l’enfant qui traîne sur mon trajet jusqu’à l’embarcation salvatrice. Pas que le commandant incommodant à clouer au pilori… Circonstances atténuantes qui dispensent de rechercher les indignes de ce sauve-qui-peut mortifère sans risque pénal. Un certificat d’impunité pour les plus salauds des croisiéristes. Comme la guerre, le naufrage peut être un révélateur du fond de l’être.
Cf. http://pamphletaire.blogspot.com/