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Article publié le : mercredi 25 janvier 2012 - Dernière modification le : mercredi 25 janvier 2012

Russie : scandale autour du nouvel ambassadeur américain

Le scandale autour du nouvel ambassadeur américain à Moscou, Michael McFaul, a été évoqué à la Douma (photo) ce mardi 24 janvier 2012 à Moscou.
Le scandale autour du nouvel ambassadeur américain à Moscou, Michael McFaul, a été évoqué à la Douma (photo) ce mardi 24 janvier 2012 à Moscou.
AFP

Par RFI

En Russie, des débuts pour le moins mouvementés pour le principal architecte de la politique de redémarrage des relations russo-américaines. Le nouvel ambassadeur américain à Moscou, Michael McFaul, fait l’objet de nombreuses critiques depuis qu’il a convié des représentants de l’opposition à sa résidence, la semaine dernière, au lendemain de sa prise de fonction. Ce mardi 24 janvier 2012, la question a même été soulevée à la Douma.

Avec notre correspondante à Moscou, Anastasia Becchio

C’est un député du parti gouvernemental Russie unie qui a mis la question sur le tapis. « Les représentants américains agissent d’une manière incroyablement cynique », s’est insurgé Andrei Issayev dans l’hémicycle, avant de poser cette question : « Pourquoi vous, députés de la Douma, élus du peuple, avez-vous rencontré l'ambassadeur à huis clos ? Que cachez-vous aux électeurs russes ? ».
 
En ligne de mire du député : plusieurs élus du parti Russie juste, conviés chez l’ambassadeur américain la semaine dernière, et dont certains sont très actifs dans la contestation anti-Poutine, née après les législatives de décembre.
 
Andrei Issayev a demandé à la commission chargée de l'éthique d'enquêter sur cette entrevue. Le leader du Parti nationaliste libéral-démocrate Vladimir Jirinovski a renchéri : « Les traitres doivent être punis », a-t-il lancé, proposant de priver les députés en question du droit de s’exprimer dans l’hémicycle.
 
Des propos critiqués par le Parti communiste qui dénonce une hystérie de la part du parti au pouvoir et de son allié nationaliste, mais qui illustrent l'extrême sensibilité de ce thème à moins de six semaines de la présidentielle.
 
L’ONG Golos, qui surveille les fraudes électorales et qui est financée, entre autres, par des fonds américains, semble en faire une nouvelle fois les frais : en pleine campagne présidentielle, elle est sommée de quitter ses locaux avant la semaine prochaine.  

tags: Barack Obama - Diplomatie - Etats-Unis - Russie - Vladimir Poutine
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