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Grèce / Crise économique - 
Article publié le : lundi 06 février 2012 - Dernière modification le : lundi 06 février 2012

Grèce : dissensions dans la coalition gouvernementale sur la politique d’austérité

Le Premier ministre grec Lucas Papademos a vécu un dimanche difficile à la tête de sa coalition gouvernementale, ce 5 février 2012.
Le Premier ministre grec Lucas Papademos a vécu un dimanche difficile à la tête de sa coalition gouvernementale, ce 5 février 2012.
REUTERS/Yiorgos Karahalis

Par RFI

Négociations à la peine en Grèce, sur deux fronts. D'une part le gouvernement négocie depuis trois semaines avec les banques la restructuration de sa dette ; de l'autre il poursuit les discussions avec la troïka –Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international (FMI)– pour l'octroi d'un nouveau prêt en échange d'un nouveau plan d'austérité. Sur ce deuxième front, de nouvelles divergences sont apparues, le dimanche 5 février 2012, au sein même du gouvernement.

Avec notre correspondante à Athènes, Amélie Poinssot

En Grèce, de sérieuses dissensions sont apparues au sein de la coalition gouvernementale, dimanche 5 février. Les partenaires du PASOK ont commencé à dire « stop » et craignent que les exigences de la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) soient la goutte d'eau qui fasse déborder le vase. « La plupart des mesures demandées ne pourront pas être appliquées car cela va renforcer la récession », a protesté Antoni Samaras, le leader de la droite de Nouvelle démocratie, après cinq heures de discussions chez le Premier ministre.

Le leader de l'extrême droite Georgios Karatzaféris s'est montré lui aussi très critique, affirmant qu'il ne voulait pas contribuer à l' « explosion d'une révolution ». Les deux leaders ont évidemment en tête les élections anticipées promises depuis l'automne, et qui devraient se dérouler fin avril. Cautionner une nouvelle vague d'austérité pourrait leur coûter de nombreuses voix.

Parmi les mesures en discussion, il y a notamment la suppression complète des 13e et 14e mois, déjà réduits à peau de chagrin depuis la première cure d'austérité, ainsi que la réduction des primes de départ à la retraite et une baisse du salaire minimum de 20%, y compris pour le secteur privé. Selon les journalistes grecs, il pourrait y avoir aussi des licenciements dans la fonction publique. Objectif : rendre le pays plus compétitif, un argument qui a du mal à passer auprès de la population alors que le pays entame sa quatrième année consécutive de récession.

tags: Crise économique - Grèce - Lucas Papademos
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