Grèce : négociations de la dernière chance sur la dette avant le défaut de paiement
Les négociations entre la Grèce et ses créanciers tant privés que publics se poursuivaient, dimanche 5 février 2012, dans un climat de dramatisation croissante. Un accord doit impérativement intervenir avant le 13 février pour éviter que la Grèce ne se retrouve en défaut de paiement.
Le gouvernement grec se bat sur deux fronts pour conclure l'accord qui reculera le spectre de la faillite. Le 20 mars prochain, Athènes doit rembourser 14,5 milliards d'euros d'obligations qui arrivent à échéance. Depuis des semaines, d'âpres discussions ont lieu avec le groupe des banques privées qui acceptent de renoncer à la moitié de leurs créances afin de réduire la dette grecque de 100 milliards d'euros. Cela ramènerait la dette publique de 160 % du PIB actuellement, à 120 % en 2020.
Simultanément, la Grèce négocie un prêt de 130 milliards d'euros de la part de la zone euro, de la Banque centrale européenne et du FMI. Là encore, les discussions sont difficiles car avant de desserrer les cordons de la bourse, les Européens voudraient obtenir davantage de concessions économiques dont des privatisations et un nouveau tour de vis sur les salaires du secteur privé notamment.
A l'approche de la date-butoir du 13 février pour conclure un accord, l'agacement gagne et le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker a même menacé de ne plus intervenir pour éviter à la Grèce de faire faillite.

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Commentaires (1)
Les dirigeants grecs ne sont pas courageux
Le Portugal va très bien s'en sortir grâce à M. Socrates qui a mis en place des mesures draconiennes pour redresser les comptes de l'état.
En Grèce où la situation est beaucoup plus critique et qui devait entre autres lancer un plan de privatisation de 5 Mds d'euros, c'est pas le bout du monde, rien n'a été fait et on se soucie encore de conserver les hausses invraisemblables de salaire de ces dernières années.
Le vrai problème maintenant c'est que ceux qui voulaient absolument sauver ce pays à coup de centaines de milliards et dont je fais partie ont changé d'avis car si on devait aider le pays en lui reportant sa dette pendant 20 à 30 ans tout en l'aidant à l'effacer dans la durée, il est hors de question de soutenir à nos frais un train de vie très en dessus de ses moyens.
Il ne va donc plus rester personne au monde pour leur donner un coup de main, la suite est claire : faillite de l'état, salaire des fonctionnaires non-payés, arrêt des commandes publiques donc fermetures d'entreprises et chômage, rationnement du pétrole et des importations, départ massif des entrepreneurs, risque d'émeute et misère grandissante dans les villes.
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