A la Une : les Balkans bloqués par la neige et un froid polaire
Une revue de presse présentée en partenariat avec Le Courrier des Balkans
Comme le reste de l'Europe, les Balkans sont touchés par une violente vague de froid. L’état d’urgence a été proclamé dimanche 5 février 2012 en Serbie, à cause du froid et des importantes chutes de neige. Les rivières et les fleuves, notamment le Danube, la Save ou l’Ibar, sont en train d’être pris par les glaces. En Croatie, la Dalmatie et la ville de Spil ont été recouvertes sous la neige. Même constat en Albanie, où, dans le Nord du pays, des milliers d’habitants sont bloqués par la neige et de nombreuses écoles fermées.
Lire : Serbie : la Save et le Danube pris par les glaces
Croatie : Split sous la neige, une ville à l’abandon
Albanie : froid polaire dans les montagnes du nord, tempête en Adriatique
La Serbie doit jouer une partie subtile au Kosovo. Les Serbes du nord maintiennent leur référendum prévu pour les 14 et 15 février, mais Belgrade espère encore obtenir le statut de candidat à l’intégration européenne et cherche à « ménager » les pays européens. Or, un nouveau dilemme se pose : la Serbie peut-elle convoquer au Kosovo les élections locales, prévues au printemps ?
Lire : Nord du Kosovo : bras de fer et poker menteur entre la Serbie et l’Union européenne
« La rue Dositej Obradović ? Vous voulez dire la rue Sami Frashëri ». 17 rues de la ville de Bujanovac, dans la Vallée de Presevo, vont changer de nom. Cette décision de la majorité albanaise a, toutefois, fait éclater la coalition serbo-albanaise qui gouvernait la ville depuis 2010, et pourrait être cassée par Belgrade, qui parle d’une « provocation », à quelques mois des élections.
Lire : Serbie : à Bujanovac, des noms de rue qui divisent
La Vallée de Preševo, toujours ballotée entre Serbie et Kosovo
Des flics sud-africains véreux, des trafiquants de drogue monténégrins et hollandais, des agences de paris sportifs tenues par des Kazaks : bienvenue dans la Ville du Cap ! Dobrosav Gavrić, le tueur du commandant Arkan, vivait depuis 2007 en Afrique du sud sous une fausse identité. La justice doit statuer ces jours-ci sur la demande d’extradition déposée par la Serbie.
Lire : Dobrosav Gavrić, l’itinéraire mondialisé d’un tueur à gages, de la Serbie à l’Afrique du Sud
Le président Băsescu a nommé Mihai Răzvan Ungureanu Premier ministre, en remplacement de Emil Boc, démissionnaire. Cet historien de formation est un intellectuel renommé en Roumanie, mais le poste qu’il occupait jusqu’à présent – directeur des Services de renseignements extérieurs – fait naître des doutes, tous partis confondus. Il fut aussi un très controversé ministre des Affaires étrangères. Portrait.
Lire : Roumanie : Mihai Răzvan Ungureanu, historien, barbouze, Premier ministre
Roumanie : le Premier ministre Emil Boc donne sa démission
Une dette publique de 50 milliards d’euros, très peu d’investissements, un chômage massif et une consommation en baisse. La Croatie risque-t-elle, comme la Hongrie voisine, de faire faillite en 2012, ainsi que l’assurent certains économistes ? Pour essayer de conjurer le pire, le nouveau gouvernement de gauche augmente la TVA à 25% et n’a pas d’autre ressource que de privatiser les dernières entreprises publiques. La chronique d’un naufrage annoncé.
Lire : Crise en Croatie : la chronique d’un naufrage annoncé ?
En Serbie, le gouvernement de Mirko Cvetković entrera dans l’histoire comme celui qui aura le plus alourdi la dette du pays : celle-ci est passée de 8,7 milliards d’euros en 2008 à 14,5 milliards. Cet endettement s’explique, en partie, par la politique maintenue d’investissements dans les infrastructures. Le gouvernement assure que cette dette est « entièrement sous contrôle ». En Croatie, la dette publique de 50 milliards d’euros, le chômage augmente et la consommation est en baisse...
Lire : Serbie : le poids de la dette publique augmente de 4,75 millions d’euros par jour
Le 30 janvier, un homme de 52 ans a pris en otage trois employés du commissariat de polcie de Čukarica, à Belgrade. Il y a un an, son appartement avait été pillé. Le lendemain, un entrepreneur de 58 ans se suicidait à Kragujevac, alors que sa maison devait être saisie pour dettes. Inquiétude sociale et perte de confiance dans les institutions poussent à des actes extrêmes. Un phénomène qui pourrait s’amplifier
Lire : Serbie : désespoir social, suicide et prise d’otages
Eleftherotypia, le quotidien de référence grec, est au bord de la faillite. Le journal de centre-gauche a disparu des kiosques depuis la mi-décembre, ses 850 employés, dont un tiers de journalistes, n’ont n’a pas touché leurs salaires depuis août 2011. Cinq autres titres ont déjà fermé boutique ou sont également menacés de disparition, dont To Vima, qui n’est plus publié depuis le 22 décembre. La crise « nettoie » une scène médiatique aux acteurs trop nombreux.
Lire : Grèce : avec la crise, sale temps pour la presse
Les Albanais seraient-ils incapables de critiquer leur propre nationalisme ? C’est ce que pensent beaucoup de Macédoniens. En réalité, ces derniers n’ont pas accès aux débats qui agitent la société albanaise de Macédoine, mais qui se déroule dans des médias pan-albanais, extérieurs au pays. Les deux principales communautés du pays n’en finissent pas de s’éloigner.
Lire : Macédoine : dialogue impossible entre Albanais et Macédoniens ?
Les citoyens ont tranché : appelés à choisir entre cinq solutions architecturales pour la rénovation de la façade du siège du gouvernement, ils ont opté pour l’option dite « baroque ». Si l’on en juge par les maquettes disponibles, cela ne déparera pas dans l’ensemble kitsch de « Skopje 2014 ». Toutefois, Petar Mulickovski, l’architecte qui a réalisé le bâtiment, s’oppose à ce projet.
Lire : Macédoine : un gouvernement « baroque »
Macédoine : Skopje 2014, kitsch nationaliste et foire aux antiquités
Vous souvenez-vous des glaces Ledo, du chocolat Kraš, des histoires de Mirko et Slavko ? Buviez-vous du Cockta en mangeant du pâté Gavrilović ? Avez-vous voyagé avec deux oncles, trois cousins et une marmite de poivrons farcis dans une Zastava 750 ? Serge Boichot se souvient des images et des objets de l’été 1991, sur la côte dalmate du côté de Šibenik. Un inventaire avant naufrage.
Lire : Dernier été en Yougoslavie. Inventaire avant naufrage

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