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Article publié le : mardi 21 février 2012 à 06:06 - Dernière modification le : mardi 21 février 2012 à 12:40

Plan de sauvetage de la Grèce: un accord trouvé à Bruxelles

Le ministre belge des Finances Steven Vanackere (G), François Baroin, ministre français des Finances, le Premier ministre grec Lucas Papademos, et le ministre grec des Finances, Evangelos Venizelos, à Bruxelles, le 20 février 2012.
Le ministre belge des Finances Steven Vanackere (G), François Baroin, ministre français des Finances, le Premier ministre grec Lucas Papademos, et le ministre grec des Finances, Evangelos Venizelos, à Bruxelles, le 20 février 2012.
REUTERS/Yves Herman

Par RFI

Après plus de treize heures de discussions, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a confirmé ce mardi 21 février qu'un plan de sauvetage « sans précédent » de la Grèce avait été accepté à Bruxelles, avec pour objectif de « garantir » le maintien du pays dans la zone euro. La Grèce va bénéficier de 237 milliards d'euros d'aide, dont 130 milliards de prêt et 107 milliards d'effacement de dette.

Avec notre bureau de Bruxelles

Christine Lagarde

Directrice du FMI

On a pu obtenir un résultat qui allège le poids du fardeau de la dette pour la Grèce

 

21/02/2012 par RFI

C’est la dette, précisément le niveau d’endettement de la dette grecque, qui a été la pierre d’achoppement de cette nuit. Les 130 milliards du deuxième plan de sauvetage, tel qu’il avait été concocté cet été, puis cet automne, étaient insuffisants pour ramener la dette grecque de 160 % du Produit intérieur brut actuellement, à 120 % en 2020.

Il aura donc fallu, encore une fois, une nuit entière de tractations, en particulier avec les banques, avant de pouvoir trouver un nouveau plan ce mardi matin. Il sera plus cher pour tout le monde, puisque que les banques vont voir leurs pertes s’accroître. Leurs obligations vont perdre de 50 % à 53,5 % de valeur, et les Etats membres vont devoir encaisser des pertes sur les taux consentis à la Grèce.

François Baroin

Ministre français des Finances

C'est un très bon accord (...) équitablement réparti : la partie grecque fait ses efforts, la partie européenne joue son jeu solidaire et la partie privée est allée au-delà de ce qui était attendu

 

21/02/2012 par RFI

Cette nuit de tractations sur le deuxième plan d’aide à la Grèce a été d’autant plus pénible à encaisser pour les dix-sept ministres des Finances, qu’ils étaient arrivés, persuadés hier – du moins en apparence – que tout irait comme sur des roulettes. Mal leur en a pris. Ils ont été ramenés directement la réalité de la dette grecque.

Mais tout n’est pas encore terminé pour la Grèce et pour ses partenaires. Le premier rendez-vous, le plus important, se tiendra durant la deuxième quinzaine de mars quand le Fonds monétaire international va évaluer sa participation potentielle.

Pour le fonds européen de sauvetage, c’était un tiers de l’apport des Européens. Pour ce deuxième plan d’aide à la Grèce, ce pourrait être un dixième de l’aide européenne, donc 13 milliards d’euros, ce qui n’est pas négligeable. Et il y aura aussi la mise en place d’un mécanisme de surveillance.

La troïka des créanciers publics UE-BCE-FMI sera présente en permanence à Athènes, pour s’assurer de la mise en œuvre effective des réformes promises par la Grèce.

Un plan de sauvetage, mais « a quel prix » ?

Avec notre correspondante à Athènes, Corinne Valois

« Toute une nuit de marchandage », titre le conservateur Adesmeftos Typos ce mardi 21 février, donnant une idée des pressions exercées à Bruxelles sur le ministre des Finances et le Premier ministre, présents à la réunion de l’Eurogroupe.

Confiant, Lucas Papademos a souligné l’importance du nouveau programme de soutien pour l’amélioration de la compétitivité du pays, mais aussi pour le climat économique en Grèce, un climat actuellement morose. Il faudra au moins dix ans pour que le pays règle ses problèmes économiques, et que l’on commence à parler de croissance.

Le plan de sauvetage décidé à Bruxelles de 130 milliards d’euros, assorti d’un effacement de 53,5 % de la dette, évitera simplement la faillite à court terme du pays. « mais à quel prix ? », proclament les Grecs, étranglés par des mesures d’austérité à répétition.

Les deux grandes organisations syndicales du secteur privé et public ont déjà annoncé pour mercredi 22 février une nouvelle manifestation de protestation place Syntagma, devant le Parlement, au moment où les députés voteront une nouvelle loi sur les diminutions supplémentaires des salaires et des retraites, pour combler un trou de 325 millions d’euros dans le budget pour 2012.

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(1) Réaction

Soutien mordicus de la crise de la Grèce

Je souhaiterais savoir pourquoi si temps de soutien à la Grèce? La Grèce pèse si temps dans la zone euro j'aimerais comprendre.

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