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UE: un sommet des 27 sous moindre tension
Le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne s'achève ce vendredi 2 mars à Bruxelles, avec, une fois n’est pas coutume, ces derniers mois, des sourires et une relative décontraction. Vingt-cinq pays européens ont signé ce matin
un nouveau pacte de discipline budgétaire pour empêcher les dérapages. Le pacte prévoit notamment l'instauration de la fameuse règle d'or.
Avec notre bureau de Bruxelles,
L’ambiance de ce sommet est bien plus détendue que lors de la dizaine de réunions au même niveau, depuis deux ans. Mais objectivement, on ne peut pas soutenir qu’ici, des mesures nouvelles, définitives et décisives aient été prises.
Ainsi, le futur fonds de secours, le Mécanisme européen de stabilité financière, qui doit être opérationnel dès juillet, verra-t-il sa cagnotte abonder plus rapidement que prévu. Mais ses capacités de prêt restent bloquées à 500 milliards d’euros, très en dessous du seuil de prudence, en raison du maintien du refus de Berlin.
Autre exemple, le second plan de sauvetage de la Grèce s’est vu une énième fois confirmer qu’il faudra 130 milliards d’argent frais et 107 milliards d’effacement de la dette. Mais des raisons techniques freinent encore son déblocage effectif. Tout cela, sur fond de polémique renouvelée.
Quant à la création d’euro-obligations, là aussi l’Allemagne s’y oppose, mais nombreuses sont les voix autorisées qui y voient, malgré tout, un moyen déterminant de s’extraire de la crise.
Quelques décisions concrètes ont tout de même été annoncées sur le plan diplomatique. La décision est prise de reconnaître à la Serbie le statut d’Etat candidat à l’adhésion à l’Union européenne. Cette décision n’a pas vraiment soulevé un torrent d’enthousiasme dans les milieux européens, très réticents à l’égard de tout élargissement de l’Union.
Autre orientation assez logique également : les Vingt-Sept repoussent à septembre, au plus tôt, l’examen de l’entrée dans l’espace Schengen de la Roumanie et de la Bulgarie.
Finalement, le plus concret dans cette première journée du sommet aura été le renouvellement du mandat de deux ans et demi de Herman Van Rompuy à la présidence du Conseil européen et de l’Eurogroupe.

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