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    Europe

    Russie: Vladimir Poutine élu dès le premier tour

    media Les partisans de Vladimir Poutine réunis sur la place du Manège à Moscou le 4 mars au soir. Reuters/Mikhail Voskresensky

    Selon des résultats quasi-définitifs, Vladimir Poutine remporte la présidentielle russe avec 63,9% des voix. « Nous avons gagné dans une lutte ouverte et honnête », a lancé la larme à l’œil le Premier ministre devant plus de 100 000 de ses partisans. Les observateurs électoraux de l'OSCE annoncent d'importantes irrégularités et une «campagne biaisée». Le communiste Guennadi Ziouganov obtient 17,18% des voix, le libéral Mikhaïl Prokhorov 7,7%, le populiste Vladimir Jirinovski 6,24% et le centriste Sergueï Mironov 3,84%. La participation a atteint 64%.

    Avec notre correspondante à Moscou, Anastasia Becchio

    La larme à l'oeil de Vladimir Poutine est peut-être la principale intrigue de cette élection, comme l’écrit ce lundi 5 mars Moskovskij Komsomolets. Faute de suspense, les journalistes du QG de Poutine s’en sont inventés, commente le journal.

    Le correspondant de la Komsomolskaya Pravda a posé la question au principal intéressé : « J’ai eu une vraie larme. A cause du vent… », a confié Vladimir Poutine. Le vent ? « Mais dans ce cas, pourquoi Medvedev qui était à ses côtés, n’a pas versé une seule larme ? », s’interroge Moskovskij Komsomolets.

    Au-delà de l’anecdote, les journaux estiment que le Premier ministre sera confronté à une perte de légitimité durant son 3e mandat. S’il s’impose avec une grosse différence par rapport à ses concurrents, c’est la première fois depuis 2000 que le vainqueur de la course présidentielle ne recueille pas 70%, comme le note les Izvetsia, citant le politologue Boris Makarenko, qui pronostique qu’une partie de la population n’acceptera pas le résultat de ce scrutin.

    Mikhail Prokhorov et sa troisième place ont été la principale sensation du scrutin, selon Nezavissimaya Gazeta. Le milliardaire, nouveau venu en politique, qui ne se présentait sous les couleurs d'aucun parti, devance les vétérans de la scène politique russe comme le populiste Jirinovski et le centriste Mironov, avec 7% des voix.

    En tant que nouveau visage de cette campagne, « Prokhorov a pu correspondre aux aspirations et aux espoirs d’une partie des habitants des villes en colère », note le quotidien.

    Novye Izvestia remarque que « Moscou fait plus confiance à Prokhorov qu’à Ziouganov », bien qu'elle ait quand même choisi Poutine, qui recueille quelque 48% des voix, contre 19% à Prokhorov, selon les résultats quasi-définitifs. Prokhorov, qui a promis de se rendre ce lundi soir à la manifestation de l'opposition à Moscou, où il a visiblement quelques partisans.

    Les raisons d'une victoire

    Avec notre envoyé spécial à Moscou, Piotr Moszynski

    Il y a plusieurs facteurs indépendants l’un de l’autre, mais qui ont créé une tendance favorable à Poutine. D’abord, la propagande poutinienne a très habilement joué sur le besoin de stabilité et de sécurité, éprouvé avant tout par les personnes pauvres, et âgées. Même si elles n’apprécient pas toujours les actions de Poutine, elles ont encore plus peur de l’inconnu que représentent les autres.

    Ensuite, la stabilité et la continuité sont des notions clés également pour beaucoup d’entrepreneurs et, ce qui semble plus paradoxal, pour beaucoup de jeunes. Ils pensent avoir vraiment besoin de visibilité à long terme et d'un environnement social et professionnel qui ne bouge pas trop brutalement, simplement pour pouvoir planifier raisonnablement leur vie.

    Enfin, beaucoup de Russes se méfient des mouvements de rue, comme la dernière vague de contestation contre Poutine. Il s'agit d’un pays qui a vécu beaucoup de  guerres sanglantes et de révolutions, et dont la population est prête à beaucoup de sacrifices pour éviter ça.

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