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    Europe

    Massacre de chiens errants en Ukraine à la veille de l'Euro 2012

    media Dans le chenil de Pirogovo, près de Kiev, les chiens échappent au grand « nettoyage». mais vivent dans des conditions difficiles. © Association SOS

    Depuis des mois, les associations de défense des animaux dénoncent la « tuerie » à l’œuvre en Ukraine. A moins de cent jours du début de l'Euro 2012 de football, les autorités cherchent à se débarrasser des milliers de chiens errants qui vivent dans les rues des villes ukrainiennes. Théoriquement, les animaux sont transportés dans des chenils puis stérilisés, mais dans les faits, les associations affirment que ces bêtes sont massacrées.

    De notre correspondant à Kiev

    Les images ont fait le tour du monde et déclenché une vague d’indignation en Ukraine. Il y a quelques mois, la municipalité de la ville de Lysychansk, dans la région de Lugansk, expliquait fièrement sa façon d'éliminer les animaux errants : un four mobile permettant d'incinérer les chiens des rues. Les pétitions de protestation n'ont pas tardé à fleurir sur Internet, la plus importante d'entre elles rassemblant plus de 500 000 signatures. Mais malgré la mobilisation, le problème persiste. A moins de cent jours de l'Euro 2012, les autorités ukrainiennes veulent se débarrasser des animaux susceptibles d'importuner les touristes. « Officiellement, les chiens sont recueillis dans des refuges, puis stérilisés », explique Tamara Tarnawska, la directrice de l'association de défense des animaux SOS, « mais dans les faits, ils sont empoisonnés ou battus à mort ». Selon certaines organisations, 8 000 chiens vivraient dans les rues de Kiev.

    Pas de subvention pour les associations de défense des chiens errants

    Dans le village de Pirogovo, à quelques kilomètres au sud de la capitale ukrainienne, un mur d'enceinte entoure quelques bâtiments d'où s'échappe un concert d'aboiements. L'organisation SOS accueille plus d'un millier d'animaux qui survivent dans des conditions difficiles. L'argent manque, les subventions se font rares et le centre ne survit que grâce au travail des bénévoles. En septembre dernier, Mykola Zlochevskiy, le ministre de l’environnement ukrainien, avait promis 600 000 euros pour doubler les capacités du chenil, mais les fonds ne sont jamais arrivés. « Nous ne recevons pas un centime de la municipalité de Kiev, car nous dénonçons les tueries », s'emporte Tamara Tarnawska, « nous devons compter uniquement sur le soutien d'organisations étrangères ».

    L'UEFA mobilisée contre le massacre

    Sous la pression de la société civile et des organisations internationales, l'UEFA a demandé aux autorités ukrainiennes de cesser les massacres. Le 17 novembre dernier, le gouvernement a donc interdit les exécutions, exhortant les municipalités à construire des abris pour les chiens errants. Les autorités ont même prévu d'attribuer 3 millions d'euros pour construire quelque 200 nouveaux abris à travers toute l'Ukraine. « Malgré ces déclarations d'intention, les tueries continuent », explique la journaliste Victoria Svetlova, qui milite activement pour la défense des animaux, « empoisonner un animal avec un raticide coûte 25 centimes, transporter et stériliser un chien revient à 40 euros, les services municipaux optent donc pour la première option et empochent la différence. Il y a pourtant assez d'argent pour faire du bon travail, l'année dernière, la municipalité disposait d'un budget de 1,2 millions d'euros pour régler le problème ».

    L'organisation autrichienne « Quatre pattes » compte installer six cliniques mobiles à 50 000 euros pièce pour stériliser les animaux des rues dans les quatre villes ukrainiennes qui accueilleront l'Euro 2012. « Nous sommes en négociation avec les municipalités », explique Amir Khalil, le directeur du projet, « grâce au football, la pression internationale s'est accentuée sur les autorités. Je suis optimiste, je pense qu'elles seront bientôt prêtes à coopérer ».

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