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    Europe

    Les créanciers privés effacent une partie de la dette de la Grèce

    media Athènes, 10 février 2012. Journée de grève générale en Grèce. © Getty Images/Milos Bicanski

    Les créancier privés ont accepté massivement de participer à l'effacement de la dette de la Grèce, ce 8 mars 2012, date limite fixée pour un accord par les institutions internationales avant de débloquer leur aide. Le Premier ministre, Lucas Papademos et son gouvernement, ont réussi à convaincre les créanciers d'effacer une ardoise de plus de 100 milliards d’euros. On peut dire ce matin que la menace de faillite de la Grèce est écartée. Le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner estime même que l'Europe ne pose plus de risque pour l'économie mondiale.

    On attendait une participation représentant au moins 75 % de la dette détenus par les créanciers privés correspondant au seuil minimum pour garantir le succès de l'opération, de sauvetage de la Grèce, et éviter une catastrophe annoncée pour l'Europe et même en dehors de l'Europe.

    Le chiffre va être assez largement dépassé, selon les premières indications officielles des autorités grecques, qui annoncent un participation autour de 85%.

    Fort de ce succès, la Grèce espère bien rallier les derniers créanciers récalcitrants. Ce qui permettrait, à l'occasion de l'échange de titres, de réduire l'endettement de la Grèce de 107 milliards d'euros, sur un montant total de 350 milliards. L'objectif était de ramener le niveau de la dette à 120 % du PIB en 2020.

    Dès hier soir, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a estimé que le risque d'une grave crise de l'Europe était pour l'instant écartée.

    Même tonalité de la part du secrétaire au Trésor américain  : Timothy Geithner estime que l'Europe ne posait plus de risque considérable pour l'économie mondiale.

    Ce succès va maintenant ouvrir la voie au déblocage de l'aide financière internationale. Le FMI, l'Union européenne et la Banque centrale européenne ont promis une aide globale de 130 milliards d'euros.

    Les premiers décaissements devraient intervenir très rapidement. Il y a urgence, car la Grèce doit faire face à une nouvelle échéance dans les prochains jours.

    Le demi-accord sur l'effacement de la dette, vue de Grèce

    Avec notre correspondante à Athènes, Amélie Poinsot

    Le gouvernement se réjouit, notamment le ministre des Finances, qui était au premier rang des négociateurs. Evangelos Venizelos le disait tout à l’heure dans une conférence de presse qu’il a donnée à Athènes : « C’est historique. On a réussi à alléger une dette énorme ».

    Cependant, des questions restent ouvertes : les clauses d’actions collectives vont-elles être engagées pour forcer la minorité des créanciers, qui ont refusé de participer à ce programme et à se joindre au processus ? En effet, jusqu'à présent, la procédure se faisait sur une base volontaire.

    Evangelos Venizelos souhaite engager ces clauses afin d’atteindre les 100% de participation. Mais cela doit être décidé au niveau européen et sera discuté cet après-midi.

    Les caisses d’assurance sociale grecques, qui détenaient des obligations sur la dette, ont refusé de participer au programme et de perdre ainsi une partie de leurs créances. Le ministre des Finances a qualifié cette décision d’« irresponsable et dangereuse ».

    Ce matin, des journaux ont également salué le succès de la procédure. « Cela ouvre une fenêtre d’optimisme », pouvait-on lire dans l’éditorial du quotidien Ta Nea.

    Pour la population dans son ensemble, cet effacement d’une partie de la dette n’apporte pas encore la lumière au bout du tunnel. Un sondage publié hier, jeudi 8 mars, indique que plus de la moitié des Grecs estiment qu’une faillite surviendra au bout du compte et la plupart des gens pensent que les prochaines mesures d’austérité vont les toucher.

    Les Grecs sont surtout préoccupés par leur pouvoir d’achat en chute libre depuis deux ans et par la progression du chômage qui touche désormais un travailleur sur cinq. Autrement dit, cette décote de la dette est loin de régler tous les problèmes du pays.
     

     

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